Après avoir signé l’une des plus belles victoires de sa carrière face à Amanda Anisimova, Diane Parry s’est présentée en conférence de presse avec le sourire et la satisfaction du travail accompli.
Qualifiée pour les huitièmes de finale de Roland-Garros pour la première fois de sa carrière, la Française de 23 ans a surtout insisté sur sa conviction permanente de pouvoir renverser la sixième joueuse mondiale.
« J’ai toujours pensé que je pouvais gagner »
Même lorsque la rencontre est devenue extrêmement tendue dans le troisième set, Diane Parry n’a jamais cessé d’y croire.
« Je pense que j’ai cru tout le match que je pouvais gagner et aller chercher cette victoire, même en trois sets », a-t-elle déclaré.
La Française estimait que son tennis perturbait réellement son adversaire. Une sensation qui lui a permis de rester positive malgré les hauts et les bas du match : « Je me sentais bien physiquement. J’avais l’impression que mon jeu la gênait par moments. J’ai essayé de garder ça en tête et d’aller chercher le match à la fin. »
Une confiance qui s’est particulièrement ressentie dans les moments chauds de la rencontre.
Longtemps freinée par un manque de constance dans les grands rendez-vous, Diane Parry estime avoir franchi un cap dans sa gestion des moments importants : « Peut-être que par le passé, j’aurais pu penser que c’était trop difficile ou que je n’y arriverais pas. »
Malgré plusieurs occasions manquées dans la manche décisive, la Niçoise n’a jamais perdu le fil : « C’était frustrant de ne pas saisir toutes les opportunités, mais j’ai continué à essayer à chaque fois. »
Lors du super tie-break final, elle savait exactement dans quel état d’esprit elle voulait se placer : « Je savais que si on allait au super tie-break, il faudrait aller chercher les points et être agressive. »
Son slice a encore fait des dégâts
Comme souvent, son revers slicé a joué un rôle majeur dans son succès : « Je pense que mon slice l’a dérangée. Même s’il n’était pas parfait tout le temps, il m’a apporté des points gratuits. »
Ce coup si particulier sur le circuit féminin lui a permis de casser le rythme de l’Américaine avant de prendre l’initiative avec son coup droit : « J’ai essayé de prendre l’avantage avec mon coup droit quand j’en avais l’occasion. »
Une stratégie d’autant plus importante face à une joueuse capable de dicter les échanges très rapidement.
Depuis plusieurs mois, Diane Parry travaille également une évolution technique importante : l’utilisation ponctuelle du revers à deux mains en retour de service : « J’ai commencé à travailler ça avant la saison. »
La Française explique toutefois que ce coup reste encore en construction : « Ce n’est pas encore un coup totalement naturel pour moi. Ça dépend beaucoup de l’adversaire, des conditions et de la manière dont je me sens ce jour-là. »
Face aux conditions très rapides et au rebond important observés cette semaine à Roland-Garros, cette adaptation lui a offert de nouvelles solutions.
« Le physique est la base de tout »
Si Diane Parry rayonne aujourd’hui sur les courts parisiens, elle attribue une grande partie de cette réussite au travail effectué ces derniers mois en dehors des projecteurs : « Le physique est la chose la plus importante. »
Longtemps freinée par des pépins physiques, elle savoure désormais sa capacité à enchaîner les matchs : « C’est ce qui permet de jouer match après match et de rester agressive. »
Elle rappelle également que cette progression est le fruit d’un travail de longue haleine : « Parfois, on travaille énormément sans voir immédiatement les résultats. Aujourd’hui, je vois que ça paye. »
Interrogée sur son équipe, Diane Parry a également souligné l’apport de ses deux entraîneurs, Thomas Drouet et Julie Coin : « Thomas a énormément d’expérience. Il a entraîné certaines des meilleures joueuses du monde. »
Après plusieurs mois où il a été moins présent, son retour semble avoir apporté un nouvel équilibre : « Aujourd’hui, c’est bien pour moi d’avoir les deux ensemble. »
Une opportunité immense en huitièmes
Pour une place en quarts de finale, Diane Parry affrontera la 114e mondiale Maja Chwalińska, issue des qualifications. Un scénario inattendu à ce stade du tournoi : « Habituellement, à ce niveau d’un Grand Chelem, on s’attend à jouer une joueuse du Top 20. »
La Française mesure parfaitement l’opportunité qui se présente : « C’est une grande occasion pour nous deux. Je vais essayer de récupérer au mieux et de préparer ce match pour être à 100 %. »
Consciente que les conditions pourraient également évoluer avec des températures plus fraîches, elle compte s’adapter comme elle l’a fait tout au long de cette quinzaine.
Une chose est sûre : avec la confiance affichée contre Amanda Anisimova, Diane Parry n’a plus aucune raison de se fixer des limites à Roland-Garros.
🚨 Après l’élimination de Coco Gauff, l’une de ces quatre joueuses atteindra la première demi-finale de sa carrière en Grand Chelem, mais qui ? 👀👇
🇦🇹 Anastasia Potapova
🇷🇺 Anna Kalinskaya
🇫🇷 Diane Parry
🇵🇱 Maja Chwalinska#RolandGarros pic.twitter.com/I8BouqveSv— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) May 30, 2026