Alexander Zverev n’est plus qu’à une victoire du premier titre du Grand Chelem de sa carrière. Vainqueur de Jakub Menšík en quatre sets, vendredi, l’Allemand s’est qualifié pour la quatrième finale majeure de sa carrière et la deuxième à Roland-Garros après celle perdue contre Carlos Alcaraz en 2024.
En conférence de presse, le n°3 mondial s’est montré satisfait de sa prestation face à un adversaire qu’il considérait comme son plus gros test depuis le début de la quinzaine.
Zverev a reconnu avoir affronté son adversaire le plus dangereux depuis le début de Roland-Garros : « Aujourd’hui était clairement mon match le plus difficile. Il jouait un tennis fantastique. La façon dont il avait battu les autres joueurs était incroyable. »
Malgré la perte du troisième set, l’Allemand estime avoir parfaitement géré les moments compliqués : « Même quand il y a eu des moments difficiles après la perte du troisième set, j’ai bien réagi. Je suis revenu et j’ai joué un bon tennis. »
Lorsque Menšík est revenu dans la partie après un passage aux vestiaires, Zverev n’a jamais réellement paniqué : « Je sentais que j’avais toujours le contrôle du match. Dans un match en cinq sets, perdre un jeu de service peut arriver. Je me suis simplement dit de me reconcentrer sur mon jeu. »
« En 2020, mon service pouvait s’effondrer à tout moment »
Longtemps considérée comme son principal point faible, la deuxième balle de service d’Alexander Zverev est devenue l’une de ses armes les plus fiables.
Interrogé sur cette évolution, le finaliste a expliqué avoir consacré une immense partie de sa carrière à travailler ce secteur : « C’est probablement le coup que j’ai le plus travaillé dans toute ma carrière. »
L’Allemand estime aujourd’hui avoir retrouvé une confiance totale : « Je n’y pense plus vraiment. Je décide simplement ce que je veux faire et je le fais. »
Une différence majeure avec le joueur qu’il était lors de sa première finale majeure à l’US Open 2020.
Invité à comparer sa situation actuelle à celle de sa finale perdue contre Dominic Thiem il y a six ans, Zverev a identifié un changement fondamental : « À l’époque, j’avais de vraies difficultés avec mon service et ma deuxième balle. Je savais que cela pouvait s’effondrer à n’importe quel moment. »
Le souvenir reste forcément douloureux : « J’ai mené deux sets à zéro. J’avais un break d’avance. J’ai servi pour le match et cela ne s’est pas produit. »
Mais le n°3 mondial refuse de regarder dans le rétroviseur : « C’est du passé et je ne veux pas trop y penser avant dimanche. »
Depuis cette période, Zverev a disputé deux autres finales en Majeur et s’est solidement installé dans le Top 3 mondial : « Pendant la majeure partie de cette période, j’ai été n°2 ou n°3 mondial. J’ai toujours eu le sentiment que je reviendrais à ce niveau. »
Une finale particulière contre son ami Flavio Cobolli
Dimanche, Zverev retrouvera Flavio Cobolli pour une finale totalement inédite.
Les deux hommes entretiennent une relation très proche depuis plusieurs années : « C’est un super joueur et surtout une très bonne personne. »
L’Allemand n’a pas caché son affection pour l’Italien et sa famille : « J’aime beaucoup Flavio. J’aime aussi énormément son père. Ce sont vraiment de bonnes personnes. »
Leur relation est née lors de la Laver Cup 2024 à Berlin : « C’est là que nous nous sommes rapprochés. Ensuite, son père venait souvent me poser des questions sur le tennis ou en discuter avec mon père. »
Une amitié qui ne changera rien une fois sur le court : « Quand on joue une finale de Grand Chelem, ce n’est pas difficile d’affronter un ami. Bien sûr qu’on essaie de se battre et de gagner. »
Le forfait d’Arnaldi ne l’inquiète pas
Alors que Cobolli n’a pas disputé sa demi-finale en raison du forfait de Matteo Arnaldi, certains observateurs estiment que l’Italien pourrait bénéficier d’un avantage physique. Pas Zverev : « Honnêtement, je me sens très bien. Je pourrais rejouer maintenant. »
L’Allemand considère même que la différence sera minime dimanche : « Je ne pense pas que cela fera une grande différence. »
Il a également eu une pensée pour Arnaldi : « Je l’ai vu dans le vestiaire et il avait vraiment l’air très mal, il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire. »
À 29 ans, Alexander Zverev disputera dimanche la quatrième finale du Grand Chelem de sa carrière. Après ses échecs à l’US Open 2020, Roland-Garros 2024 et l’Open d’Australie 2025, l’Allemand aura une nouvelle occasion de décrocher enfin le trophée qui manque à son palmarès.
Et à l’entendre, toute son attention est déjà tournée vers un seul objectif : « La seule chose que je peux contrôler, c’est de jouer mon meilleur tennis. »