Après deux fins de match cauchemardesques, Aryna Sabalenka mise sur le mental avant Wimbledon : « J’avais besoin de retrouver ma psychologue »

Fragilisée après Roland-Garros et Berlin, Aryna Sabalenka explique pourquoi elle a repris le travail avec sa psychologue avant Wimbledon. La n°1 mondiale évoque aussi la bataille entre les joueurs et les Grands Chelems.
Aryna Sabalenka lors du Media Day à Wimbledon 2026 (Daniel Kopatsch/Getty Images) Aryna Sabalenka lors du Media Day à Wimbledon 2026 (Daniel Kopatsch/Getty Images)
Aryna Sabalenka lors du Media Day à Wimbledon 2026 (Daniel Kopatsch/Getty Images)

Malgré son statut de numéro 1 mondiale, Aryna Sabalenka aborde Wimbledon avec une préparation particulière.

Les dernières semaines ont été marquées par deux défaites douloureuses, notamment celle de Roland-Garros où elle avait même confié avoir eu « envie d’arrêter le tennis » juste après son élimination.

Avant son entrée en lice à Londres, la Biélorusse est revenue sur cette période compliquée.

« Le tennis est avant tout un sport mental »

Sabalenka a confirmé avoir renoué avec son ancienne psychologue, une décision prise en accord avec son équipe.

« Nous savions qu’à un moment donné, je devrais recommencer à travailler avec elle. Je n’avais pas envie de repartir avec quelqu’un d’autre, parce qu’il faudrait tout raconter depuis le début et faire comprendre toute mon histoire à une nouvelle personne », a-t-elle déclaré.

Pour la quadruple championne en Grand Chelem, le travail mental est devenu indispensable : « J’ai simplement besoin de quelqu’un à qui je puisse confier toutes mes pensées et qui m’aide à faire un peu de ménage dans ma tête avant les grands tournois. »

Même si son équipe est très présente au quotidien, elle estime que certains sujets nécessitent un autre interlocuteur : « J’ai mon équipe avec qui je parle énormément, mais il y a parfois des choses que je n’ai pas envie de leur transmettre. Je pense qu’il est très important d’avoir quelqu’un avec qui l’on se sente totalement en sécurité. »

Et elle résume même sa vision du tennis en une phrase : « Je pense que le tennis est avant tout un sport mental. »

« Mon jeu revient progressivement »

Quelques jours après sa lourde défaite face à Jessica Pegula à Berlin (0-6 dans le troisième set), Sabalenka assure pourtant être rassurée par son niveau de jeu : « J’ai travaillé sur plusieurs choses avant Wimbledon et elles ont vraiment commencé à fonctionner à Berlin. »

Elle reconnaît que Pegula avait tout simplement élevé son niveau dans les derniers jeux : « Dans le troisième set, elle a trouvé un rythme que je n’ai jamais réussi à casser. »

Une fois le match terminé, la réaction fut presque inattendue : « Honnêtement, j’en ai ri. Je me suis dit : « Bon, voilà ce qui nous arrive en ce moment. » »

Plutôt que de s’attarder sur cette défaite, la Biélorusse préfère regarder devant : « Je ne veux pas rester bloquée sur un set ou sur un score. Je veux simplement continuer à travailler sur mon jeu. Globalement, j’ai senti que beaucoup de choses revenaient en place. Aujourd’hui, je suis ici, heureuse, et j’ai hâte de commencer Wimbledon. »

Elle ne pense pas à la place de n°1 mondiale

Elena Rybakina peut théoriquement lui ravir la première place mondiale pendant cette quinzaine. Un sujet qui ne semble pas préoccuper Sabalenka : « À ce stade de ma carrière, je ne fais plus attention au classement. J’ai appris que le moment où l’on commence à y penser est souvent celui où tout vous échappe. »

Son unique priorité reste son propre niveau : « Je me concentre uniquement sur moi, sur mon histoire. Ce qu’Elena fera ici lui appartient. J’espère simplement rester numéro 1 à la fin du tournoi. »

Interrogée sur ses déclarations très fortes après Roland-Garros, lorsqu’elle avait expliqué avoir eu envie d’arrêter le tennis, Sabalenka a retrouvé son humour.

Comment s’est-elle remise de cette immense déception  : « Deux paquets de chips… quelques bonbons… et ça repart ! »

Avant de répondre plus sérieusement : « Il m’a fallu quelques jours. J’avais surtout besoin de quitter l’endroit où tout s’était passé. Ensuite, je me suis sentie beaucoup mieux. »

« Nous nous battons pour les joueurs les moins bien classés »

La conférence de presse a également été largement consacrée au mouvement de contestation mené par les meilleurs joueurs contre les Grands Chelems.

Sabalenka salue l’augmentation des dotations annoncée par Wimbledon : « C’est un très bon début. »

Mais elle estime que le problème dépasse largement la question des primes : « Nous faisons cela pour le circuit. Nous ne le faisons pas pour nous-mêmes. Nous le faisons pour les joueurs qui ont du mal à payer un entraîneur. Ce n’est pas une vie facile quand on est plus loin au classement. »

Elle espère désormais trouver rapidement un accord : « J’espère vraiment que nous allons nous asseoir autour d’une table, trouver une solution qui convienne à tout le monde et que nous n’aurons plus jamais besoin d’en arriver à limiter nos obligations médiatiques ou à parler d’un éventuel boycott. »

Heureuse du retour de Serena Williams

Enfin, Sabalenka n’a pas caché son enthousiasme devant le retour de Serena Williams à Wimbledon : « Je ne sais pas jusqu’où elle ira, mais je suis vraiment impatiente de la voir rejouer. »

Elle estime que ce retour est une excellente nouvelle pour tout le tennis : « Serena attire énormément d’attention sur notre sport. C’est une très bonne chose pour le tennis, et j’ai vraiment hâte de la revoir sur un court. »

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