Demi-finaliste du WTA 500 de Washington la semaine dernière, Naomi Osaka poursuit sa préparation pour l’US Open au WTA 1000 de Toronto.
Avant son entrée en lice, l’ancienne n°1 mondiale est revenue sur sa confiance retrouvée, son évolution sur gazon, son futur double mixte avec Kei Nishikori et la relation qu’elle entretient avec son entraîneur Tomasz Wiktorowski.
« Je veux arriver à New York avec beaucoup de confiance »
Après une demi-finale encourageante à Washington, Naomi Osaka espère poursuivre sur sa lancée lors de la tournée nord-américaine : « J’ai fait mieux que l’année dernière à Washington, donc j’espère simplement continuer sur cette dynamique. »
Même si Toronto ne lui a pas toujours réussi, la Japonaise veut changer cette tendance : « Historiquement, je n’ai jamais particulièrement bien joué ici, alors j’espère que cette année sera différente. »
Son objectif est clair avant le dernier Grand Chelem de la saison : « J’espère surtout gagner beaucoup de confiance avant New York. »
Elle estime déjà avoir franchi un premier cap : « J’ai réussi à enchaîner deux matchs solides. J’espère simplement continuer à construire là-dessus. »
Malgré sa défaite lors de son dernier match contre Alexandra Eala, Osaka y voit également du positif : « Cette défaite m’a aidée à comprendre exactement ce que je veux faire de mon tennis et la direction que je veux lui donner. »
Cette saison, Naomi Osaka a signé les meilleurs résultats de sa carrière à Roland-Garros puis à Wimbledon, preuve de ses progrès sur des surfaces qui ne lui convenaient pas toujours auparavant.
Elle estime avoir beaucoup évolué : « Je suis devenue une joueuse différente. »
Elle cite notamment son adaptation sur gazon : « Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus à l’aise pour monter au filet, jouer de manière agressive et accepter de faire des fautes. »
Elle est désormais curieuse de voir comment ces progrès se traduiront sur sa surface favorite : « J’ai hâte de voir comment cela va influencer mon jeu sur dur pendant cette tournée américaine. »
« Tomasz me dit toujours la vérité »
Depuis un an, Naomi Osaka travaille avec Tomasz Wiktorowski, ancien entraîneur d’Iga Swiatek.
Une collaboration qu’elle décrit comme particulièrement honnête : « Ça a été une aventure incroyable. »
Selon elle, la plus grande qualité de son entraîneur est sa franchise : « Il me dit toujours la vérité. »
Même dans les moments difficiles, il n’hésite pas à la recadrer : « Quand je baisse de niveau, il me dit : « Tu dois te ressaisir. » »
Une exigence qu’elle apprécie : « Sur le court, c’est un entraîneur exceptionnel. Je trouve que nous travaillons vraiment très bien ensemble et j’ai hâte de continuer cette collaboration. »
« C’est un immense honneur de jouer avec Kei Nishikori »
L’US Open marquera également les derniers mois de la carrière de Kei Nishikori.
Les deux Japonais disputeront le double mixte ensemble, une association qui compte énormément pour Naomi Osaka : « Cela représente beaucoup pour moi de partager un grand tournoi avec lui. »
Ils ont déjà tenté l’expérience une fois : « Nous avons joué un double mixte lors de son tournoi caritatif… et nous avons perdu assez lourdement. J’espère que cela ne se reproduira pas cette fois ! »
Au-delà du résultat, elle mesure surtout ce que représente Nishikori pour le tennis japonais : « Voir toute sa carrière, son évolution… C’est un immense honneur qu’il ait choisi de jouer avec moi. »
Ses premiers souvenirs sur le circuit… et Serena Williams
Interrogée sur sa toute première victoire en WTA, Naomi Osaka s’est replongée dans ses débuts : « Cela représentait énormément pour moi. »
À l’époque, elle était impressionnée par toutes les joueuses qu’elle croisait : « J’avais même peur d’entrer dans le vestiaire. Toutes ces joueuses, je les avais regardées à la télévision en grandissant. »
Son premier grand choc émotionnel est arrivé face à Samantha Stosur : « J’étais complètement impressionnée par elle… mais j’ai quand même réussi à gagner ce match. »
Quelques jours plus tard, le tournoi lui a offert un moment qu’elle n’oubliera jamais : « Ils savaient que j’étais une immense fan de Serena Williams, alors ils ont organisé une rencontre privée. J’ai pu prendre une photo avec Serena. C’était incroyable. »
Elle se souvient également de sa défaite contre Alizé Cornet : « C’était vraiment comme participer à une séance de rencontres avec toutes les joueuses que j’avais admirées à la télévision. »
« Aujourd’hui, c’est moi qui admire les jeunes joueuses »
Devenue l’une des grandes figures du circuit, Naomi Osaka ne se considère pourtant pas comme une joueuse différente des autres : « Je ne le ressens pas vraiment. Pour moi, je suis comme tout le monde. »
Au contraire, ce sont les nouvelles générations qui l’impressionnent : « Il y a tellement de jeunes joueuses incroyables aujourd’hui. J’admire leur absence totale de peur. Elles n’hésitent jamais à vous attaquer. »
Avant de conclure avec une déclaration pleine d’humilité : « Si certaines joueuses m’admirent, elles doivent savoir que moi aussi, je les admire. »