Un succès particulièrement important pour l’ancienne n°1 mondiale, qui a reconnu avoir traversé une période difficile cette saison.
En effet, Après avoir soulevé son premier trophée de la saison, Iga Swiatek n’a pas caché son émotion : « Ça signifie beaucoup. Je suis un peu sans voix parce que le parcours a été difficile cette saison », a-t-elle expliqué en conférence de presse.
La Polonaise a également reconnu que l’absence de titre pendant près d’un an avait parfois pesé sur elle : « Parfois, j’étais impatiente tout au long de la saison. Je cherchais ce moment alors que mon jeu n’était peut-être pas prêt », a-t-elle confié.
À Toronto, tout a finalement semblé s’aligner pour la joueuse de 25 ans : « Cette semaine, mon tennis s’est mis en place, ma condition physique aussi, et le travail mental également. C’est assurément ma meilleure semaine de la saison jusqu’à présent », a-t-elle ajouté.
Mais au-delà de son niveau de jeu, c’est surtout sa capacité à faire abstraction des critiques qui semble avoir joué un rôle important dans ce retour au premier plan.
« Ce qui me met en colère, c’est ce bruit inutile »
Quelques minutes après sa victoire, Swiatek avait évoqué sa colère dans son discours sur le court. Interrogée sur cette émotion en conférence de presse, elle a expliqué qu’elle était notamment liée aux jugements dont elle fait l’objet : « Toutes les choses que j’ai mentionnées dans mon discours. Comme les jugements injustes et parfois les gens qui jugent et qui détestent », a-t-elle expliqué.
La Polonaise estime toutefois avoir réussi à prendre du recul au cours des dernières semaines : « La meilleure chose à propos de ces deux semaines pour moi, c’est que j’ai réussi à laisser tomber tout ça », a-t-elle poursuivi.
Elle a notamment évoqué : « tout ce bruit, ce bruit inutile », qu’elle considère comme une source de colère parce qu’il n’aurait, selon elle, pas lieu d’être.
Lorsque les journalistes lui ont demandé si elle faisait notamment référence aux réseaux sociaux, Swiatek a répondu avec une pointe d’ironie : « Si vous étiez Polonais, vous le sauriez ».
Une victoire construite sur le mental
Cette capacité à rester concentrée malgré les éléments extérieurs a également été déterminante dans sa finale face à Rybakina. Swiatek avait perdu ses deux précédentes confrontations face à la Kazakhe, mais elle a cette fois livré une prestation particulièrement aboutie : « Je voulais rendre le match physique et me rappeler que j’ai un jeu que je peux contrôler avec le lift et la trajectoire que prend la balle », a-t-elle expliqué.
La Polonaise estime également avoir abordé cette finale avec une grande certitude dans son plan de jeu : « Dans la finale aujourd’hui, j’étais certaine de ce que je devais faire et de la manière d’utiliser toutes mes forces », a-t-elle expliqué.
Au moment de célébrer son titre, Swiatek a d’ailleurs pointé sa tête en direction de son équipe. Un geste symbolique qu’elle a ensuite expliqué : « J’ai senti pendant toute la semaine que mon mental était dans un bon état ».
Avec ce 26e titre en carrière et ce 12e WTA 1000, Iga Swiatek confirme donc son retour au premier plan. Surtout, elle semble avoir retrouvé quelque chose qui lui manquait depuis plusieurs mois : la confiance en son propre jeu.