Mirra Andreeva a déjà beaucoup changé depuis sa première apparition à l’US Open. Trois ans après ses débuts à New York, la Russe revient sur cette période et sur le chemin parcouru depuis. Désormais championne de Grand Chelem après son sacre à Roland-Garros, elle assure pourtant ne pas ressentir une pression supplémentaire particulière avant ce dernier Majeur de la saison.
« Je ressens surtout de l’excitation et du bonheur d’être ici et de pouvoir jouer »
« Je ne sais pas si beaucoup de choses ont changé dans ma manière d’aborder ce tournoi. En Australie, c’était un peu différent parce que c’était le début de la saison. À Paris, j’adore jouer sur terre battue et j’ai fini par gagner ce tournoi, donc c’était évidemment incroyable. Londres est plus compliqué à cause du gazon et de notre relation qui est assez particulière », a-t-elle expliqué.
À New York, son sentiment est tout autre. Andreeva se dit surtout heureuse de retrouver un tournoi qu’elle apprécie particulièrement : « Je suis simplement très excitée de jouer le dernier Majeur de la saison et très heureuse d’être de retour à New York parce que j’adore jouer ici. Pour l’instant, je ressens surtout de l’excitation et du bonheur d’être ici et de pouvoir jouer ».
« Je dois être plus gentille avec moi-même »
Lorsqu’on lui demande quel conseil elle donnerait aujourd’hui à la Mirra Andreeva de 16 ans, celle qui découvrait alors l’US Open, la Russe n’hésite pas longtemps. Avec le recul et l’expérience accumulée sur le circuit, elle estime surtout qu’elle aurait dû se montrer moins exigeante envers elle-même : « Peut-être simplement être un peu plus gentille avec moi-même, être plus détendue et ne pas me mettre autant de pression », a-t-elle reconnu.
À l’époque, la jeune Andreeva avait tendance à laisser ses résultats influencer fortement son état d’esprit : « Je me disais que je pouvais évidemment bien jouer, mais si quelque chose ne fonctionnait pas, cela se transformait rapidement en pensées négatives et cela affectait ma manière de voir mon jeu ».
Son conseil est donc simple : profiter davantage du moment présent : « J’aurais simplement dû profiter de ce moment, à 16 ans, d’être une jeune fille qui venait pour la première fois à New York disputer un Majeur, et ne pas attendre autant de moi-même. Je dirais simplement d’être plus gentille avec moi-même dans l’ensemble ».
Une relation très forte avec sa sœur
Mirra Andreeva a également évoqué son enfance aux côtés de sa sœur aînée Erika, elle aussi joueuse professionnelle. Selon elle, le fait d’être la plus jeune lui a apporté certains avantages, notamment parce que leurs parents avaient déjà acquis de l’expérience avec leur première fille : « Je suis heureuse d’être la plus jeune. Je pense que ce n’est pas facile d’être une grande sœur parce qu’il faut traverser certaines choses en premier. Les parents aussi acquièrent de l’expérience avec leur premier enfant. »
La cadette estime notamment avoir bénéficié de cette expérience dans le tennis, en disputant potentiellement moins de tournois très jeune que sa sœur : « Je n’ai peut-être pas eu besoin de jouer autant de tournois qu’elle. Cela m’a peut-être fait gagner du temps ».
Erika a également joué un rôle important dans sa vie en dehors du court, notamment à l’école : « Elle m’aidait aussi pour l’école, elle me donnait beaucoup de conseils. Je la copiais toujours parce qu’elle était, et elle est toujours, mon modèle que j’admire ».
Entre les deux sœurs, la compétition n’a toutefois jamais pris le dessus sur leur relation : « Nous n’avons jamais vraiment été compétitives l’une envers l’autre. Nos parents nous ont toujours dit que, puisque nous étions sœurs, nous étions les personnes les plus proches que nous aurions dans la vie et que nous devions toujours nous soutenir ».
C’est d’ailleurs pour préserver cette relation qu’elles n’ont jamais énormément pratiqué ensemble : « Nous ne nous entraînions pas beaucoup ensemble parce que ça devenait compliqué émotionnellement. Je pouvais m’énerver, elle pouvait être triste que je sois énervée, puis j’étais triste qu’elle soit triste… Il y avait beaucoup d’émotions différentes ».