US Open – Novak Djokovic prudent avant son entrée en lice : « Je me sens aussi prêt que possible »

À l’aube de son 20e US Open, Novak Djokovic s’est exprimé sur son état de forme et sa préparation avant le dernier Grand Chelem de la saison. Malgré deux semaines de travail après son élimination précoce à Cincinnati, le Serbe reste prudent quant à sa capacité à enchaîner les matchs au meilleur des cinq sets.
Novak Djokovic s'apprête à disputer son 20e US Open (Mike Lawrence/USTA via Getty Images) Novak Djokovic s'apprête à disputer son 20e US Open (Mike Lawrence/USTA via Getty Images)
Novak Djokovic s'apprête à disputer son 20e US Open (Mike Lawrence/USTA via Getty Images)

Novak Djokovic s’apprête à disputer son 20e US Open, 21 ans après sa première apparition à New York. Une longévité exceptionnelle pour le Serbe, qui continue pourtant d’aborder chaque Grand Chelem avec de grandes ambitions.

Après une élimination précoce à Cincinnati, Djokovic a bénéficié de deux semaines pour préparer son corps et son esprit.

Mais à 39 ans, l’ancien numéro un mondial sait également qu’une préparation réussie à l’entraînement ne garantit pas que son corps répondra de la même manière une fois confronté à l’exigence des matchs au meilleur des cinq sets.

Djokovic : « Je me sens aussi prêt que possible »

Novak Djokovic ne cache pas qu’il aurait préféré aller plus loin lors de son dernier tournoi de préparation : « Je n’aime pas perdre tôt, où que ce soit, pour être honnête. »

Cette élimination lui a néanmoins offert quelque chose de précieux avant l’US Open, du temps : « Cela m’a donné du temps pour préparer l’US Open de la manière la plus adéquate possible. J’ai eu presque quelques semaines, en fait deux semaines, pour vraiment m’entraîner et mettre mon corps et mon esprit dans le bon état, prêts pour ce qui arrive. »

À quelques jours de son entrée en lice, le Serbe estime donc avoir fait tout ce qu’il pouvait : « Cela reste à voir. Si vous me demandez si je suis prêt, je me sens aussi prêt que possible. »

Djokovic apporte néanmoins immédiatement une nuance importante. Aussi bonnes soient ses sensations à l’entraînement, rien ne permet de reproduire totalement les exigences d’un match de Grand Chelem : « C’est différent de s’entraîner puis d’aller sur le court Arthur-Ashe et de jouer au meilleur des cinq sets. Vous ne jouez normalement pas au meilleur des cinq sets pendant une séance d’entraînement. »

Une prudence qui s’explique également par ses expériences récentes en Grand Chelem : « Les premiers matchs sont toujours, pour moi, particulièrement ces dernières années, assez difficiles. J’espère donc pouvoir surmonter le premier obstacle et construire à partir de là. »

Un 20e US Open, 21 ans après ses débuts

Cette édition possède également une dimension particulière pour Djokovic. Le Serbe dispute son 20e US Open, une marque qu’il accueille avec une certaine fierté : « Nous en sommes très fiers. Évidemment, la longévité a toujours été l’un de mes objectifs lorsque j’étais plus jeune. Essayer d’avoir une longue carrière, essayer d’avoir davantage d’opportunités en Grand Chelem et rester en bonne santé suffisamment longtemps pour pouvoir performer pendant autant d’années que possible. »

Pouvoir toujours évoluer sur les plus grandes scènes deux décennies plus tard représente donc l’accomplissement d’un objectif qu’il s’était fixé très tôt : « C’est formidable de savoir que je suis encore présent en Grand Chelem vingt ans plus tard. »

Djokovic se souvient notamment de plusieurs joueurs qui étaient déjà présents lorsqu’il disputait ses premiers tournois à New York : « Je crois que c’était Wawrinka, Monfils, peut-être Cilic. C’est sympa de remonter un peu le temps. »

Un nom possède d’ailleurs une saveur particulière : Gaël Monfils. Djokovic se rappelle avoir affronté le Français dès sa première participation à l’US Open : « Je crois que j’ai joué mon premier US Open contre Monfils, un match en cinq sets, et nous voilà vingt ans plus tard, toujours tous les deux à nous battre et à représenter l’ancienne génération. »

Djokovic échange depuis des années avec d’autres athlètes sur la longévité

Interrogé sur les nombreuses blessures actuellement observées dans le tennis et sur les méthodes qui lui ont permis de prolonger sa carrière, Djokovic révèle également échanger depuis longtemps avec d’autres sportifs : « Je le fais depuis des années directement avec des athlètes. Je dis volontairement “athlètes” parce qu’il y a des sportifs de différents sports qui me contactent et avec lesquels je communique encore. »

Le Serbe refuse cependant de révéler leurs identités : « Je ne vais pas donner de noms par respect pour leur vie privée, mais je fais cela depuis des années. Absolument. »

Ces discussions fonctionnent d’ailleurs dans les deux sens : « Que ce soit moi qui partage ou moi qui demande également des conseils, des orientations et simplement des échanges avec d’autres athlètes, parce que j’ai l’impression qu’on peut toujours apprendre. C’est en quelque sorte l’état d’esprit ouvert que j’ai : on peut toujours apprendre. »

Djokovic prépare même un projet permettant de partager ses méthodes de manière plus structurée : « Concernant le fait de partager cela de manière plus structurée, à travers différents formats, peut-être les médias ou un livre… Oui, absolument. Nous travaillons là-dessus. Cela arrivera dans un futur proche. »

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