Battu par Ben Shelton en cinq sets (6-7, 6-1, 6-3, 1-6, 7-6) après 4h28 de combat, Carlos Alcaraz a quitté l’US Open au terme du match terminé le plus tard dans l’histoire du tournoi, à 3h33 du matin.
Mais quelques minutes après cette défaite, le tenant du titre ne souhaitait pas s’attarder sur la frustration. Pour son premier tournoi après quatre mois d’absence, il retient avant tout sa capacité à retrouver la compétition, à disputer des rencontres exigeantes et à terminer sa quinzaine en bonne santé.
« Je suis fier de la manière dont je me suis battu »
Alcaraz a rappelé que ses attentes avant le tournoi étaient avant tout liées à son retour physique.
« Comme je l’ai dit avant le début du tournoi, mon objectif était de venir ici, de jouer, de disputer ce genre de matchs tout en étant en bonne santé. »
Même si la victoire lui a échappé de peu, il refuse de considérer cette élimination comme un échec.
« C’était serré. C’était serré. Donc je ne vais pas être déçu de ne pas avoir obtenu la victoire à la fin. Je suis simplement heureux. Je suis fier de moi, de la manière dont je me suis battu. »
L’Espagnol estime avoir atteint l’un des objectifs essentiels de sa reprise.
« Je quitte le court heureux. Je quitte le court avec le sourire, en bonne santé, et c’est ce dont j’avais besoin. »
« Après le troisième set, j’étais vraiment très fatigué physiquement »
Le joueur de 23 ans a également reconnu avoir traversé un moment difficile sur le plan physique au cours de la rencontre.
« Après le troisième set, physiquement, j’étais vraiment très fatigué, mais j’ai trouvé un moyen de me pousser à aller plus loin et de donner un supplément d’effort physiquement. »
Alcaraz a néanmoins réussi à retrouver progressivement de meilleures sensations dans la dernière manche.
« Dans le cinquième set, j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux. »
Cette amélioration n’a toutefois pas suffi face à un Shelton capable de maintenir une pression constante.
« Mais je jouais contre l’un des… c’est une bête. Shelton est un joueur incroyable, puissant. Il a simplement réussi à très, très bien jouer dans toutes les situations, donc tout le mérite lui revient. »
Le service de Shelton, une arme décisive
Interrogé sur la différence entre ce super tie-break et celui qu’il avait remporté lors de son précédent grand combat à Paris, Alcaraz a insisté sur l’importance du service de son adversaire.
« Le service est une très bonne arme dans ce genre de situations, mais parfois vous gagnez, parfois vous perdez. »
Il se souvient avoir réussi à produire un niveau exceptionnel lors de son précédent jeu décisif en cinq sets.
« Je me souviens, oui, du dernier tie-break que j’ai joué, c’était à Paris. J’avais joué un jeu incroyable à ce moment-là. »
Cette fois, la fatigue accumulée et la puissance du service de Shelton ont rendu la tâche particulièrement difficile.
« Quand vous essayez de vous battre et de surmonter tous les problèmes que vous pouvez avoir physiquement, que vous êtes très fatigué, et qu’évidemment, quand il sert, il vous met énormément de pression… »
Alcaraz a expliqué l’incertitude permanente à laquelle il était confronté sur les jeux de retour.
« Vous vous dites : “Bon, je vais essayer de remettre le retour.” Vous ne savez pas si vous allez pouvoir jouer le point ou s’il va obtenir un point gratuit avec son service. »
Selon lui, cette arme a constitué un avantage majeur pour l’Américain dans les moments décisifs.
« Je pense que, dans ces moments-là, il tire énormément d’avantage de son service. Ce n’est pas une excuse, mais je dirais que c’est une arme importante dans ces moments-là. »