La n°3 mondiale Jessica Pegula avait résisté jusqu’à 5-5 dans la première manche. Mais face au niveau progressivement atteint par Aryna Sabalenka, l’Américaine a fini par manquer de solutions.
Quelques minutes après son élimination, elle n’a d’ailleurs pas cherché à accabler sa propre performance. Au contraire, la n°3 mondiale estime avoir plutôt bien joué et considère que son adversaire a simplement évolué à un niveau exceptionnel.
« Je ne sais pas qui l’a énervée aujourd’hui »
Dès sa première réponse, Pegula a donné le ton.
« Je pense que c’était clairement, il faudrait lui demander, probablement le meilleur match qu’elle a joué cette année. J’ai trouvé son niveau incroyablement élevé. »
Après un début de rencontre équilibré, l’Américaine a vu Sabalenka monter progressivement en puissance.
« Je ne sais pas qui l’a énervée aujourd’hui, mais j’espère que ce n’était pas complètement moi. Peut-être que si, je ne sais pas. Elle a joué de manière incroyable. Elle a joué à un niveau extrêmement élevé. »
Au point de laisser Pegula avec très peu de regrets.
« Honnêtement, je ne sais pas vraiment s’il y avait grand-chose que je pouvais faire aujourd’hui. »
L’Américaine assure pourtant avoir produit un niveau supérieur à celui affiché lors de certaines de ses précédentes défaites face à Sabalenka.
« J’ai fait de mon mieux. Je ne pense pas avoir mal joué. Je pense avoir déjà moins bien joué contre elle auparavant, mais le niveau qu’elle a affiché aujourd’hui était probablement le plus élevé que j’aie vu de sa part, sachant que je ne pense pas avoir mal joué du tout. »
« Elle aurait probablement battu 99 % des joueuses »
Interrogée sur les solutions possibles face à une Sabalenka évoluant à ce niveau, Pegula a été particulièrement catégorique.
Elle reconnaît d’abord que son propre profil ne lui permet pas forcément de perturber la Biélorusse autant que certaines de ses principales rivales.
« Je ne suis pas vraiment comme Rybakina, qui peut peut-être se sortir des problèmes grâce à son service. Je ne pense pas avoir mal servi ce soir, j’ai même très bien servi. Mais je ne suis pas vraiment une Rybakina qui peut se sortir des difficultés grâce à son service, et je ne suis pas non plus une Coco qui peut s’appuyer sur des qualités athlétiques incroyables. »
Deux armes qui pourraient éventuellement permettre de déstabiliser Sabalenka.
Mais même avec celles-ci, Pegula n’est pas certaine que le résultat aurait été différent.
« Vu la manière dont elle a joué ce soir, je pense qu’elle aurait probablement battu n’importe qui. »
Avant d’aller encore plus loin :
« Je pense qu’elle aurait probablement battu 99 % des joueuses. »
Une défaite plus facile à accepter
Cette impression de ne pas avoir grand-chose à se reprocher change également la manière dont Pegula vit son élimination.
« Honnêtement, je ne suis pas si contrariée que ça, parce que je ne pense vraiment pas qu’il y avait grand-chose que je pouvais faire aujourd’hui. »
Son équipe a même plaisanté avec celle de Sabalenka après la rencontre.
« On leur a dit : “Vous nous aimez bien ? Nous sommes de bonnes personnes. On est plutôt gentils avec vous. Vous pensez qu’un jour elle pourrait être un petit peu moins bien, juste pour que j’aie une chance ?” »
Pegula a pourtant attendu jusqu’au bout une éventuelle baisse de régime.
« J’ai évidemment essayé de rester au contact pour voir si son niveau allait baisser, mais il semblait simplement devenir meilleur au fur et à mesure que le match avançait. »
Pegula retient une saison particulièrement régulière
La déception passée, l’Américaine peut également mesurer la régularité de sa saison 2026.
Sans se dire totalement « satisfaite », elle retient notamment deux demi-finales et un quart de finale en Grand Chelem.
« Je ne sais pas si je suis satisfaite, mais je pense que ça a été un très bon été. Maintenant que les Grands Chelems sont terminés, et c’est dommage, j’ai fait deux demi-finales, un quart à Wimbledon, j’ai déjà réalisé une année incroyable. »
Son entraîneur lui a surtout rappelé sa réaction après une élimination au premier tour de Roland-Garros.
« Mon entraîneur m’a dit : “Souviens-toi de Roland-Garros. Tu as perdu au premier tour. Depuis, tu as un bilan de 22-5. C’est assez impressionnant. Ne l’oublie pas.” »
Une capacité à rebondir qu’elle considère comme l’une des raisons de sa constance cette saison.
« J’essaie de regarder la manière dont j’ai réussi à rebondir assez rapidement après certains matchs moins bons cette année, et je pense que c’est pour ça que j’ai connu une année aussi régulière. »