Alexander Zverev poursuit son impressionnante régularité en Grand Chelem. L’Allemand a dominé Botic van de Zandschulp en trois sets et 2h17 pour rejoindre le dernier carré de l’US Open, quelques mois seulement après avoir enfin débloqué son compteur en Majeur à Roland-Garros.
Ce premier sacre parisien a changé sa position dans ce genre de rendez-vous. Longtemps à la recherche de ce titre majeur, Zverev sait désormais ce qu’il faut traverser pour aller jusqu’au bout.
« J’ai eu absolument toutes les pensées possibles »
Interrogé sur l’avantage que pourrait lui apporter son expérience face à des joueurs encore à la recherche d’un premier Grand Chelem, Zverev a relativisé.
« Je pense que la personne qui gagnera ici sera celle qui jouera le meilleur tennis. Parfois, c’est aussi simple que ça. »
Mais le champion de Roland-Garros sait parfaitement ce qui peut se passer dans la tête d’un joueur lorsqu’un premier titre majeur se rapproche.
« Oui, il y a de la nervosité, il y a des choses qui vous passent par la tête lorsque vous essayez de gagner votre premier Grand Chelem. Je suis passé par là. Croyez-moi, j’ai eu absolument toutes les pensées possibles dans ma tête. »
Une expérience qu’il possède désormais, sans vouloir en faire la clé de la fin du tournoi.
« Mais je pense qu’à la fin, le bon tennis l’emportera, et nous verrons qui ce sera vendredi, puis dimanche. »
Quatre Grands Chelems, quatre demi-finales
La saison 2026 de Zverev se distingue également par une régularité remarquable. Pour la première fois de sa carrière, l’Allemand a atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem au cours d’une même saison.
À force de retrouver les derniers tours, ces rendez-vous commencent presque à faire partie de son quotidien.
« Je pense que plus souvent vous atteignez ce stade, plus cela devient normal, ce qui est quelque chose qu’il ne faut jamais considérer comme acquis. Je pense que c’est un sentiment très spécial lorsque cela devient une normalité. »
Zverev sait cependant à quelle vitesse une dynamique peut disparaître.
« Je ne considère absolument pas cela comme acquis. Je sais que tout peut changer en un instant dans le tennis. »
Il cite notamment la période ayant suivi Wimbledon.
« La confiance est quelque chose d’incroyablement important, mais elle peut aussi disparaître assez rapidement. Je m’en suis rendu compte après Wimbledon, où je n’ai pas bien joué lors des deux tournois sur dur, puis je l’ai retrouvée ici. »
Son ambition est désormais limpide.
« Bien sûr, je suis heureux de la manière dont les choses se passent, mais en regardant vers l’avant, j’espère encore jouer deux bons matchs ici. »
Deux victoires supplémentaires lui permettraient d’enchaîner Roland-Garros et l’US Open au cours de la même saison.
Khachanov, un adversaire qu’il connaît depuis les juniors
Avant de penser à une nouvelle finale, Zverev devra écarter Karen Khachanov.
Les deux hommes se connaissent depuis leur jeunesse et l’Allemand ne cache pas son respect pour le Russe.
« C’est quelqu’un qui travaille extrêmement dur. Il est sur les courts d’entraînement plus que la plupart des joueurs. »
Zverev souligne également sa recherche permanente de solutions.
« Il cherche toujours des solutions. Il essaie toujours de trouver de nouvelles manières de s’améliorer. »
Sur le plan tactique, il s’attend à une bataille pour prendre le contrôle des échanges.
« Nos jeux sont assez similaires, d’une certaine manière, parce que nous sommes deux joueurs assez grands qui essayons de dominer depuis le fond du court. Donc celui qui réussira le mieux à le faire gagnera, je pense. »
Alcaraz « un peu rouillé » contre Shelton
Zverev a enfin commenté le spectaculaire quart de finale remporté par Ben Shelton contre Carlos Alcaraz.
Et au-delà du service de l’Américain, c’est surtout sa solidité dans l’échange qui l’a impressionné.
« Ben a extrêmement bien joué du fond du court. Il était extrêmement solide du fond. J’ai trouvé ça phénoménal à voir. »
À l’inverse, Zverev estime que les quatre mois d’absence d’Alcaraz ont parfois été perceptibles.
« Je pense qu’avec Alcaraz, on pouvait peut-être voir qu’il était un peu rouillé. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas joué contre un joueur du tout, tout meilleur niveau, parce qu’il manquait peut-être quelques coups droits de plus que d’habitude. »
Une observation qui ne doit selon lui rien retirer à la performance de Shelton.
« Mais tout le mérite revient à Ben. Ben a joué de manière incroyable. »