Quelle semaine improbable pour Loïs Boisson.
Dimanche dernier, la Française pouvait légitimement penser que son tournoi était terminé. Battue au dernier tour des qualifications par Fiona Crawley, alors 227e mondiale, elle a finalement profité de plusieurs forfaits pour intégrer le tableau principal.
Six jours plus tard, la voilà en finale.
Boisson prend les commandes avant un deuxième set mouvementé
Face à Erika Andreeva, 213e mondiale, Boisson a rapidement imposé son rythme en prenant le service de son adversaire dès sa première mise en jeu.
La Française a conservé son avantage pour empocher la première manche 6-3.
Le scénario est devenu beaucoup plus compliqué dans le deuxième set. Après plusieurs échanges de breaks, Boisson a commencé à connaître davantage de difficultés et a même dû demander un temps mort médical.
Andreeva en a profité pour arracher la manche 6-4 et pousser la rencontre dans un troisième set.
Après avoir traversé toute la semaine sans abandonner la moindre manche, Boisson se retrouvait pour la première fois véritablement poussée dans ses retranchements.
Solide malgré le temps mort médical
La réaction de la Française a été convaincante.
Dans la manche décisive, Boisson a retrouvé davantage de solidité et pris le contrôle du match en réalisant rapidement le premier break.
Elle a immédiatement accentué son avance en prenant une nouvelle fois le service d’Andreeva : 4-1.
Cette fois, la Russe n’est pas revenue.
Boisson a conclu quelques minutes plus tard pour s’imposer 6-3, 4-6, 6-2 après 2h35 de jeu et décrocher sa place en finale.
Battue en qualifications, désormais à une victoire du titre
Le contraste est saisissant.
Boisson s’était inclinée 2-6, 6-3, 7-5 face à Fiona Crawley au dernier tour des qualifications. Sans les forfaits survenus dans le tableau, sa semaine turque se serait arrêtée là.
Depuis son repêchage, elle a complètement changé de dynamique.
Avant cette demi-finale, la Française avait remporté ses trois rencontres du tableau principal sans perdre un seul set. Son quart de finale face à Anna Blinkova, 89e mondiale, avait notamment tourné à la démonstration avec une victoire 6-0, 6-1 en 1h11.
Andreeva lui a opposé beaucoup plus de résistance, mais le résultat reste le même : Boisson continue d’avancer.
Une première finale depuis plus d’un an
Cette qualification possède une importance particulière compte tenu des derniers mois traversés par la Française.
Ancienne 34e mondiale, Boisson est aujourd’hui redescendue à la 274e place du classement WTA. Elle n’avait par ailleurs plus remporté trois rencontres consécutives depuis son titre à Hambourg en juillet 2025.
À Adana, elle vient désormais d’en gagner quatre.
Surtout, elle disputera dimanche sa première finale depuis plus d’un an et aura l’occasion de décrocher un titre qui pourrait constituer une étape importante dans sa remontée au classement.
Pour terminer cette semaine complètement inattendue, il reste désormais un dernier match.
Boisson affrontera dimanche en finale la gagnante de la deuxième demi-finale entre Léolia Jeanjean et Antonia Ruzic.
Une autre Française pourrait donc la rejoindre et offrir au tournoi une finale 100 % tricolore.
Quoi qu’il arrive, le scénario est déjà remarquable : éliminée en qualifications dimanche dernier, Loïs Boisson se retrouve sept jours plus tard à une victoire du titre.