Félix Auger-Aliassime a livré une performance très solide pour écarter Valentin Vacherot et atteindre sa première demi-finale à Paris. Après un début de saison contrasté, le Canadien enchaîne désormais les bons résultats, avec une série de quarts de finale ou mieux depuis l’été.
« J’ai essayé de me concentrer sur mon propre jeu et tout ce que je pouvais contrôler. J’ai eu de bonnes idées tactiques, et cette fois, mon option A a fonctionné jusqu’à la fin », a-t-il expliqué.
Le Montréalais, particulièrement à l’aise sur dur indoor, a également évoqué son affinité avec cette surface : « Il n’y a pas de secret. J’ai remporté sept de mes huit titres en indoor. Mon service y est plus efficace, je peux être plus régulier. En extérieur, les conditions comme le vent ou la chaleur peuvent parfois rendre les choses plus difficiles pour moi. »
La confiance retrouvée après une période de doutes
Interrogé sur sa progression ces derniers mois, Auger-Aliassime a admis avoir connu un passage plus fragile au printemps : « J’avais très bien commencé l’année. Puis j’ai perdu quelques matchs et, avec le recul, je pense que j’ai perdu un peu trop de confiance. C’est normal, parfois le circuit t’use physiquement ou mentalement. Mais je suis allé trop loin dans le doute, alors que j’avais tout dans mon jeu pour battre les meilleurs. »
Le déclic s’est produit après Roland-Garros : « J’ai commencé à me sentir mieux sur gazon. Puis, même quand je perdais, chaque jour à l’entraînement je jouais bien. Aujourd’hui, ça paie. J’ai retrouvé cette constance. »
« Je suis plus mature qu’à 22 ans »
Trois ans après avoir atteint le 6e rang mondial, Félix Auger-Aliassime retrouve des sensations comparables, mais avec un regard différent sur sa carrière : « Quand j’avais 22 ans et que j’étais 6e mondial, je pensais surtout à ce qui se passerait si je redescendais. Aujourd’hui, je suis plus mature. Tout s’est bien passé jusqu’à mes 22 ans, puis j’ai eu des difficultés. Mais ce n’était pas dramatique. J’ai appris à me connaître, à mieux contrôler ma carrière et moi-même. »
Le Canadien se dit désormais plus serein face aux hauts et aux bas du circuit : « Je me sens prêt à rester à ce niveau. Le futur le dira, mais c’est évidemment mon objectif. »
Travail, constance et confiance retrouvée
Enfin, Félix Auger-Aliassime a conclu sa conférence sur la manière dont il a reconstruit sa confiance : « Tout part du travail. Même quand tu as des conversations positives avec ton entourage, il faut agir. Après certaines défaites, comme à Dubaï, je devais retrouver la bonne direction. Il faut travailler sur la condition physique, mais aussi sur l’insécurité. Après chaque perte de confiance, il faut s’y remettre chaque jour avec rigueur. Et au bout d’un moment, le travail finit par payer. J’ai réussi à mieux contrôler mon jeu. »
Grâce à cette victoire, Félix Auger-Aliassime peut encore espérer se qualifier pour le Masters de Turin. Le Canadien, déjà vainqueur de sept tournois en indoor dans sa carrière, confirme qu’il reste l’un des joueurs les plus redoutables sous un toit.