Présente au Media Day du tournoi WTA 500 de Stuttgart, Iga Swiatek est revenue sur les défis du moment : la gestion de la pression, le retour sur terre battue, les critiques récurrentes, mais aussi sur la polémique autour du prize-money dans le tennis. Un point presse riche, à l’image d’une joueuse lucide sur son rôle et son image dans le circuit.
Une transition toujours exigeante vers la terre battue
Swiatek, quintuple championne en Grand Chelem et spécialiste reconnue de l’ocre, refuse pourtant l’idée d’une adaptation naturelle à la surface : « Ce n’est jamais parfait d’entrée. On joue sur dur presque toute l’année, donc il faut du temps pour s’adapter. Cette fois, j’ai pu prendre mon temps et je suis contente de cette préparation. »
Elle insiste sur le fait que chaque saison est différente, et que malgré ses excellents résultats passés sur terre battue, la transition reste un challenge physique et mental.
Sur la pression : “Je suis jugée pour tout”
Après deux saisons dominées en WTA, Swiatek admet que la pression a évolué, parfois dans un sens pesant : « Après de si bonnes saisons, je suis devenue très exposée, jugée pour tout. Les attentes sont très élevées. Ce n’est pas toujours facile. »
Avec son coach Wim Fissette, elle continue de chercher à faire évoluer son jeu techniquement : « On a beaucoup d’idées sur ce que je peux améliorer. Je me concentre là-dessus plutôt que sur ce que les gens disent. Il faut parfois savoir ignorer tout ça. »

Sur l’épisode de Miami : “Je me suis sentie protégée”
Interrogée sur l’incident survenu à Miami, où un fan s’était montré intrusif et insultant, Swiatek a tenu à relativiser, mais aussi à souligner le rôle protecteur de la WTA : « Ce n’était pas une menace directe, mais un comportement perturbateur. La WTA a bien réagi. Sur Internet, il y a eu quelques menaces, mais je me suis sentie en sécurité grâce à mon équipe et à l’encadrement du circuit. »
Sur les primes : “Il faut du temps pour régler cela”
Sans entrer dans les détails, la Polonaise a brièvement évoqué les tensions actuelles entre joueurs et tournois du Grand Chelem autour de la redistribution des revenus : « On en discute beaucoup en interne. Je ne veux pas trop en dire, car il faut d’abord trouver une solution. Oui, ça pourrait être mieux, mais il faut du temps. »