Ce n’est plus une spéculation : l’Arabie Saoudite devrait organiser un Masters 1000 à partir de 2028. Massimo Calvelli, directeur général de l’ATP, l’a confirmé en marge d’un déplacement à Riyad dans des propos rapportés par The National. Après des mois de rumeurs et de négociations, le projet est entrain de prendre forme.
« Les négociations avancent très, très bien. Nous pensons qu’en 2028, toutes les conditions seront réunies pour lancer un Masters 1000 ici », a expliqué Calvelli.
Une montée en puissance stratégique de l’Arabie Saoudite dans le tennis
Le royaume saoudien ne débarque pas sur un coup de tête. Depuis 2023, le pays accueille les Next Gen Finals à Djeddah. Il a ensuite signé un partenariat majeur avec le fonds souverain PIF, devenu sponsor officiel des classements ATP et WTA et soutien de plusieurs tournois majeurs. Du côté féminin, Riyad est aussi hôte des WTA Finals jusqu’en 2026.
Pour Calvelli, cette implantation progressive est la marque d’une stratégie solide et d’un « appétit réel pour le tennis dans la région », soulignant que le tennis devient un sport de plus en plus pratiqué par la jeunesse saoudienne.
🚨💣 Selon les informations du @Telegraph, l’Arabie Saoudite aurait fait une offre de rachat allant jusqu’à UN MILLIARD DE DOLLARS afin de fusionner les circuits ATP et WTA. 🤯🇸🇦
Le plus gros avantage pour le PIF serait de décrocher un Masters 1000 au cours de la saison. pic.twitter.com/a3H8uG7zCN
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) March 12, 2024
Une place dans le calendrier : probablement en février
Reste à savoir où intégrer ce nouveau Masters 1000 dans le calendrier ATP. Tout laisse à penser qu’il trouverait sa place en février, après l’Open d’Australie, période actuellement peu saturée par les tournois majeurs.
En termes d’infrastructures, l’Arabie Saoudite s’engage à répondre aux standards exigés par l’ATP d’ici 2028. Des discussions sont également en cours pour intégrer potentiellement le tournoi dans un format mixte ATP/WTA.
Vers une fusion ATP-WTA pour 2030 ?
Le projet saoudien réactive également un sujet sensible : la fusion des circuits ATP et WTA. Massimo Calvelli n’élude pas le débat. Il estime que la fragmentation actuelle (ATP, WTA, ITF, Grands Chelems) limite le développement global du tennis : « La première étape pour réduire cette fragmentation serait de réunir les deux associations, celle des hommes et celle des femmes. »
Selon lui, une telle fusion pourrait doubler les revenus redistribués aux joueurs et joueuses d’ici 2030, avec une estimation atteignant quasiment le milliard de dollars.
Si le Masters 1000 saoudien devient réalité, il représentera une bascule majeure dans l’histoire du tennis professionnel. À la fois stratégique, économique, géopolitique et symbolique. Pour ses partisans, c’est une opportunité de croissance. Pour ses détracteurs, une nouvelle controverse à l’image des débats déjà soulevés dans le football ou le golf.