Loin des polémiques, le titre remporté à Munich a été une bouffée d’air frais pour Zverev, en quête de constance. « Enfin, j’ai pu jouer du bon tennis, » confie-t-il. « Avant Munich, ma confiance était basse, je n’étais pas dans mon meilleur tennis. Gagner ce tournoi m’a redonné de l’élan. »
De retour dans la capitale espagnole, le regard est clair, le discours posé. Zverev veut construire sur cette dynamique : « Je veux continuer sur ce chemin et maintenir ce niveau de jeu. »
ZVEREV CHAMPION À MUNICH 🇩🇪
Le jour de ses 28 ans, Alexander Zverev s’impose contre Ben Shelton en finale (6-2, 6-4) et décroche son 24e titre en carrière, le troisième à Munich. 🏆
Le n°3 mondial remporte son premier trophée depuis le Masters 1000 de Paris en novembre 2024. pic.twitter.com/iYPyvVfGtK
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) April 20, 2025
Madrid, son jardin favori
« Quand j’arrive ici, je sais que je vais me sentir bien sur le court. Madrid est spécial. Le court central est mon préféré au monde. Je n’y ai perdu que deux fois, donc forcément, c’est un lieu à part. »
Zverev n’a pas caché ses ambitions : aller loin, pourquoi pas jusqu’au titre. « Je veux reproduire les belles saisons passées ici. J’ai gagné beaucoup de matchs dans ce tournoi, j’espère que ce sera encore le cas. »
Les cicatrices d’Australie
Si la pression du statut de numéro un a souvent été évoquée pour expliquer ses contre-performances, Zverev coupe court : « Je ne jouais tout simplement pas bien. » Mais il admet que l’Open d’Australie l’a profondément marqué : « Je pensais vraiment pouvoir gagner. Et finalement, je n’ai pas eu autant d’occasions que je le croyais. C’est ce qui m’a le plus dérangé. »
Il préfère désormais tourner la page et se concentrer sur l’avenir : « C’est du passé. On ne peut pas rester bloqué là-dessus. Ce qui compte, ce sont les prochaines semaines. »
L’épreuve des Grands Chelems, encore et toujours
En analysant ses finales majeures passées, Zverev démontre une lucidité nouvelle. Celle de quelqu’un qui a beaucoup appris, souvent dans la douleur. « L’US Open 2020, c’était une époque étrange. Roland Garros l’an dernier, j’ai joué un match fantastique contre Carlos, mais il a été plus fort. J’avance. » Madrid l’attend. Le public espagnol, qui lui a souvent porté chance, aussi.