Masters 1000 Rome 2005 : Rafael Nadal remportait le tournoi au bout de la nuit

L’édition 2025 du Masters 1000 de Rome marque les 20 ans de la première victoire dans ce tournoi du jeune retraité Rafael Nadal. Une victoire marquée par une finale homérique gagnée face au finaliste en titre de Roland-Garros, Guillermo Coria, et qui symbolise le début de la domination de l’Espagnol.
Rafael Nadal au sol après sa victoire au Masters 1000 de Rome en 2005 (Getty Images) Rafael Nadal au sol après sa victoire au Masters 1000 de Rome en 2005 (Getty Images)
Rafael Nadal au sol après sa victoire au Masters 1000 de Rome en 2005 (Getty Images)

C’est l’une des victoires qui a lancé sa carrière. Le 8 mai 2005, Rafael Nadal battait Guillermo Coria en cinq sets en finale du Masters Series de Rome au bout d’un combat de 5h14. En plus d’être un des plus beaux matchs sur terre battue depuis le début du XXIe siècle, ce match va faire office de tournant dans la carrière des deux hommes.

Classé hors du Top 40 quelques mois avant, Nadal progresse et réalise un début de saison 2005 grandiose. Il atteint la finale à Miami avant s’imposer pour la première fois de sa carrière à Monte-Carlo, en battant Coria en finale, et remporte également le tournoi de Barcelone. Un enchaînement qui deviendra habituel pour le Majorquin.

À l’époque, le tournoi italien n’a pas lieu juste avant Roland-Garros. Il se termine deux semaines avant le début du majeur parisien et précède le Masters Series de Hambourg. De son côté, Guillermo Coria est tombé à la 11e place mondiale et réalise un début de saison mitigé. En plus de sa finale à Monte Carlo, il a atteint les 1/8 de finale à l’Open d’Australie, à Indian Wells et à Barcelone.

Une grande finale après un tournoi tranquille

Tête de série numéro 5 du tournoi italien à 18 ans, le prodige ne perd pas de temps en début de semaine en expédiant Mikhail Youzhny, Victor Hanescu et Guillermo Canas. Il souffre un peu plus mais finit par s’en sortir face au Tchèque Radek Stepanek et face à son compatriote David Ferrer en lâchant à chaque fois un set, mais il parvient à rejoindre la finale.

De son côté, Guillermo Coria a connu un parcours assez similaire. Après un premier tour difficile face à Fernando Gonzalez, l’Argentin s’est débarrassé de Nicolas Kiefer et du local Davide Sanguinetti. Il lâche ensuite un set face à la jeune surprise Fernando Verdasco et domine ensuite Andre Agassi en deux manches.

Dans une finale annoncée comme équilibrée, c’est Coria qui commence de la meilleure des manières en breakant à 2-2. Mais Nadal se réveille et remporte le set 6-4 avant de faiblir par la suite ce qui permet à Coria de prendre la deuxième manche. Dans un schéma similaire, l’Espagnol remporte le troisième set avant de voir l’Argentin se reprendre et s’emparer du quatrième set. Sur sa lancée, le finaliste du dernier Roland-Garros breake deux fois son adversaire et mène 3-0 service à suivre dans la dernière manche.

Beaucoup pensent à ce moment-là qu’il a fait le plus dur. Mais c’est mal connaître le jeune Majorquin. Celui-ci débreake une première puis une deuxième fois pour recoller à 3-3. Les deux joueurs tiennent ensuite leur service jusqu’au tie-break. Dans celui-ci, le mano-à-mano se poursuit et Nadal l’emporte 8-6 après une dernière volée trop longue de son adversaire. Le futur vainqueur de Roland-Garros l’emporte 6-4, 3-6, 6-3, 4-6, 7-6 (6) en 5h14 au bout de la nuit romaine.

Rafael Nadal avec son trophée après avoir remporté le Masters Series de Rome en 2005 (Getty Images)
Rafael Nadal avec son trophée après avoir remporté le Masters Series de Rome en 2005 (Getty Images)

Un match en forme de tournant

Au lendemain de sa victoire, Nadal déclare logiquement forfait pour le Masters Series de Hambourg tandis que Coria participe au tournoi allemand et ira même en quarts de finale. La suite est bien connue des amateurs de tennis et révèle à quel point ce match a pu faire office de tournant. Nadal gagnera son premier Roland-Garros quatre semaines plus tard tandis que Coria, surnommé « El Mago » (le Magicien) et finaliste en titre à Paris, ne réalisera plus jamais le même type de résultats.

Il ne gagnera plus qu’un seul titre (Umag 2005) et perdra en finale à Pékin quelques semaines plus tard face à… Nadal. Il annoncera finalement la fin de sa carrière en avril 2009 après une nouvelle défaite en Challenger à l’âge de 27 ans. Cette finale à Rome restera donc le dernier grand frisson de sa carrière alors que pour Nadal sa victoire sera le début de son immense carrière…

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