Vainqueur de l’US Open 2021 et ancien numéro 1 mondial, Daniil Medvedev a longtemps incarné l’espoir d’une nouvelle génération capable de bousculer l’ordre établi. Mais après la fin de l’ère Federer-Nadal-Djokovic, une nouvelle domination a rapidement pris forme : celle de Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, vainqueurs des sept derniers tournois du Grand Chelem.
À 29 ans, le Russe sait qu’il ne pourra pas attendre que cette vague passe : « Jannik et Carlos jouent incroyablement bien, ils sont au-dessus en ce moment, mais ne sous-estimez jamais un troisième gars qui viendra les challenger », prévient-il dans un entretien pour l’ATP.
Selon Daniil Medvedev, rien ne manque à son jeu par rapport aux années précédentes :
🗣️ « Pour moi, c’est juste une question de confiance. J’ai perdu beaucoup de matchs serrés. Si je commence à les remporter, je vais pouvoir grimper au classement »
Êtes-vous d’accord avec lui ? pic.twitter.com/NoqbvE9t4R
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) July 8, 2025
Il ajoute : « On parle beaucoup de ça : ‘Comment est-ce possible que personne ne soit proche d’eux ?’ Carlos, à 17 ans, est arrivé sur le circuit et tout le monde s’est dit : ‘Comment peut-il frapper aussi fort ? Je peux m’entraîner 10 heures par jour et ne pas frapper aussi fort.’ Alors, quand il a ces journées où il ne rate rien — et il en a souvent — il n’y a aucune chance pour nous. C’est pareil pour Jannik, c’est un joueur vraiment solide. »
Tirer les leçons de l’histoire
Fin observateur du jeu, Medvedev rappelle que le tennis a déjà connu des duopoles… brisés par un intrus inattendu : « Je me souviens de l’époque où Roger et Rafa semblaient devoir tout se partager. Puis un Serbe est arrivé un peu plus tard… et a gagné plus qu’eux. »
S’il a déjà battu Alcaraz et Sinner en Grand Chelem, Medvedev n’a pas eu l’occasion de les affronter cette saison dans les tournois majeurs, échouant avant les huitièmes à Melbourne, Paris et Londres.
Le Russe reste néanmoins convaincu qu’aucun joueur n’est imbattable : « Ils sont forts, mais en même temps, ils peuvent aussi perdre parfois. Par exemple, Jannik a perdu contre Sascha [Bublik] à Halle et Sascha a gagné le tournoi. Carlos a perdu contre Botic [Van de Zandschulp] il y a moins d’un an… À chaque fois que vous êtes sur le court avec eux, il faut essayer de gagner. »
Des difficultés en 2025, mais un horizon dégagé sur dur
Avec un bilan de 26 victoires pour 16 défaites et une 19e place à la Race vers Turin, Medvedev vit une saison irrégulière. Les raisons ? « Je pourrais en donner dix sans savoir laquelle est la bonne », admet-il.
Mais l’arrivée de la tournée sur dur, surface où il a remporté ses plus grands succès, lui donne confiance : « C’est la partie la plus excitante de la saison. Je vais essayer d’élever mon niveau dans les grands rendez-vous et de le faire étape par étape. »
S’il reste loin dans la course au Masters, le Russe refuse de s’alarmer. Pour lui, « un quart de finale en Masters 1000 » pourrait suffire à relancer la machine.