Daniil Medvedev sur l’ère Sinner-Alcaraz : « Ne sous-estimez jamais un troisième homme »

Daniil Medvedev analyse la domination actuelle de Jannik Sinner et Carlos Alcaraz et se fixe pour objectif de redevenir un sérieux prétendant aux grands titres.
Daniil Medvedev s'est exprimé au sujet de son statut dans les tournois du Grand Chelem - (Image d'illustration - Julian Avram/Icon Sportswire via Getty Images) Daniil Medvedev s'est exprimé au sujet de son statut dans les tournois du Grand Chelem - (Image d'illustration - Julian Avram/Icon Sportswire via Getty Images)
Daniil Medvedev s'est exprimé au sujet de son statut dans les tournois du Grand Chelem - (Image d'illustration - Julian Avram/Icon Sportswire via Getty Images)

Vainqueur de l’US Open 2021 et ancien numéro 1 mondial, Daniil Medvedev a longtemps incarné l’espoir d’une nouvelle génération capable de bousculer l’ordre établi. Mais après la fin de l’ère Federer-Nadal-Djokovic, une nouvelle domination a rapidement pris forme : celle de Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, vainqueurs des sept derniers tournois du Grand Chelem.

À 29 ans, le Russe sait qu’il ne pourra pas attendre que cette vague passe : « Jannik et Carlos jouent incroyablement bien, ils sont au-dessus en ce moment, mais ne sous-estimez jamais un troisième gars qui viendra les challenger », prévient-il dans un entretien pour l’ATP.

Il ajoute : « On parle beaucoup de ça : ‘Comment est-ce possible que personne ne soit proche d’eux ?’ Carlos, à 17 ans, est arrivé sur le circuit et tout le monde s’est dit : ‘Comment peut-il frapper aussi fort ? Je peux m’entraîner 10 heures par jour et ne pas frapper aussi fort.’ Alors, quand il a ces journées où il ne rate rien — et il en a souvent — il n’y a aucune chance pour nous. C’est pareil pour Jannik, c’est un joueur vraiment solide. »

Tirer les leçons de l’histoire

Fin observateur du jeu, Medvedev rappelle que le tennis a déjà connu des duopoles… brisés par un intrus inattendu : « Je me souviens de l’époque où Roger et Rafa semblaient devoir tout se partager. Puis un Serbe est arrivé un peu plus tard… et a gagné plus qu’eux. »

S’il a déjà battu Alcaraz et Sinner en Grand Chelem, Medvedev n’a pas eu l’occasion de les affronter cette saison dans les tournois majeurs, échouant avant les huitièmes à Melbourne, Paris et Londres.

Le Russe reste néanmoins convaincu qu’aucun joueur n’est imbattable : « Ils sont forts, mais en même temps, ils peuvent aussi perdre parfois. Par exemple, Jannik a perdu contre Sascha [Bublik] à Halle et Sascha a gagné le tournoi. Carlos a perdu contre Botic [Van de Zandschulp] il y a moins d’un an… À chaque fois que vous êtes sur le court avec eux, il faut essayer de gagner. »

Des difficultés en 2025, mais un horizon dégagé sur dur

Avec un bilan de 26 victoires pour 16 défaites et une 19e place à la Race vers Turin, Medvedev vit une saison irrégulière. Les raisons ? « Je pourrais en donner dix sans savoir laquelle est la bonne », admet-il.

Mais l’arrivée de la tournée sur dur, surface où il a remporté ses plus grands succès, lui donne confiance : « C’est la partie la plus excitante de la saison. Je vais essayer d’élever mon niveau dans les grands rendez-vous et de le faire étape par étape. »

S’il reste loin dans la course au Masters, le Russe refuse de s’alarmer. Pour lui, « un quart de finale en Masters 1000 » pourrait suffire à relancer la machine.

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