Arthur Rinderknech, finaliste à Shanghai : « Ce qui s’est passé ne pourra jamais se reproduire »

Battu par son cousin Valentin Vacherot en finale du Masters 1000 de Shanghai (4-6, 6-3, 6-3), Arthur Rinderknech a vécu un moment unique et irréel. Déçu mais ému, le Français a surtout exprimé sa fierté et son bonheur pour son cousin, tout en mesurant la portée historique de ce duel familial inédit.
Arthur Rinderknech après sa finale perdue au Masters 1000 de Shanghai (Qian Jun/MB Media/Getty Images) Arthur Rinderknech après sa finale perdue au Masters 1000 de Shanghai (Qian Jun/MB Media/Getty Images)
Arthur Rinderknech après sa finale perdue au Masters 1000 de Shanghai (Qian Jun/MB Media/Getty Images)

Épuisé physiquement après une semaine héroïque, Arthur Rinderknech n’a pas trouvé les ressources pour remporter son premier Masters 1000. Mais au-delà du résultat, le Tricolore a immédiatement saisi la portée de ce moment.

« Physiquement, je suis au bout, je ne peux pas le nier, mais ce n’est pas pour ça que je perds. Valentin a été extraordinaire. Je suis hyper fier de lui, de ce qu’il a fait, de tout ce qu’il a démontré cette semaine. La petite étoile qui était au-dessus de nos têtes a un peu plus brillé de son côté ce soir », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le journal L’ÉQUIPE.

Entre fierté et émotion, Rinderknech a résumé l’ampleur de cette finale : « Ça n’arrivera jamais, jamais plus dans l’histoire. Pas juste dans le siècle, mais dans l’histoire. Ce qui s’est passé ne pourra jamais se reproduire. C’est magnifique, exceptionnel. Ce moment-là, on pourra en parler sur notre banc quand on sera deux pépés de 80 ans. »

Une quinzaine exceptionnelle malgré la fatigue

Avant cette finale, Arthur Rinderknech avait enchaîné quatre victoires contre des joueurs du top 20, dont Daniil Medvedev en demi-finale.

Un parcours remarquable qui confirme sa progression et sa solidité mentale : « C’était une quinzaine exceptionnelle. J’ai battu beaucoup de joueurs très forts. Aujourd’hui, il me manquait sans doute un brin de fraîcheur. Les conditions étaient lourdes, humides, et j’ai fini très tard samedi. Dormir à 3h30 pour jouer une finale à 16h30, ce n’est pas évident. Mais c’est la beauté du sport. »

Malgré la défaite, le Français retient le positif et se projette déjà : « Je suis extrêmement fier de ma quinzaine et de mon trophée de finaliste. J’espère que c’est le début d’une belle aventure, qu’on va faire un bon bout de chemin ensemble avec Lucas (Pouille). Il croit en moi, il me pousse. C’est le début de quelque chose. »

« Je l’aime du plus profond de mon cœur »

L’image la plus marquante restera sans doute cette accolade entre cousins au filet, symbole d’une histoire familiale et sportive hors norme : « Je l’ai toujours tiré, depuis le plus jeune âge. Au ski, au vélo, au tennis. Je l’ai poussé à venir au Texas, je l’ai aidé là-bas. Je l’ai toujours voulu le meilleur pour lui. C’est un petit bonhomme qui le mérite. Je l’aime du plus profond de mon cœur depuis toujours. Je suis extrêmement fier de lui, je lui ai dit au filet, c’est fabuleux. »

Un avenir proche ambitieux ?

Ses ambitions sont claires : viser plus haut, notamment en Grand Chelem et continuer à faire briller la France : « Les gros tournois, c’est ce qui nous pousse. Tout ce qu’on fait, c’est pour être prêt pour les Grands Chelems. Et il y a aussi l’équipe de France. Je suis un joueur d’équipe avant tout. J’ai envie de la replacer là où quelqu’un comme Lucas (Pouille) l’a mise. C’est un objectif fort. »

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