Elena Rybakina a bouclé l’année 2025 en apothéose. En dominant la n°1 mondiale Aryna Sabalenka (6-3, 7-6), la Kazakhstanaise a remporté son premier titre aux WTA Finals et le plus grand chèque jamais distribué sur le circuit : 5,235,000 dollars.
Invaincue tout au long de la semaine, elle signe une série de 11 victoires consécutives et décroche le 11e trophée de sa carrière, le premier au-dessus de la catégorie 500 depuis 2023.
Un refus remarqué lors de la cérémonie
Lors de la remise des trophées, un détail n’a pas échappé aux observateurs : Elena Rybakina a refusé de poser pour la photo officielle aux côtés de Portia Archer, la directrice de la WTA, et d’Aryna Sabalenka.
Un geste rare qui s’explique par les tensions persistantes entre la joueuse et l’organisation depuis la suspension de son ancien entraîneur, Stefano Vukov, en début de saison.
Interrogée sur ce refus, Rybakina s’est montrée évasive dans des propos rapportés par l’AFP : « Je préfère garder la raison entre moi et la WTA. »
Relancée sur d’éventuelles discussions de réconciliation, la n°5 mondiale a ajouté : « Nous faisons tous notre travail. Il y a eu des occasions d’échanger, mais cela ne s’est jamais concrétisé. Je pense que nous allons continuer ainsi. »
Après son titre, Elena Rybakina 🇰🇿 a REFUSÉ de poser avec la directrice de la WTA. ❌
Un geste lié à la suspension de son coach Stefano Vukov début 2025, accusé de violences psychologiques et qualifié par la directrice de « relation toxique » pour elle.pic.twitter.com/S1PYz2ETDR
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) November 9, 2025
La naissance d’une rupture
En janvier 2025, la WTA avait suspendu Stefano Vukov, alors entraîneur de Rybakina, après l’ouverture d’une enquête pour abus psychologiques et comportements inappropriés.
Selon une lettre interne révélée par The Athletic, Vukov aurait tenu des propos insultants et dégradants envers la joueuse — la qualifiant notamment de « stupide » et de « retardée » — tout en entretenant une relation de dépendance et de contrôle psychologique.
Plusieurs témoignages anonymes recueillis affirmaient avoir été témoins de scènes tendues entre Rybakina et Vukov, renforçant les soupçons de comportements inappropriés évoqués dans le rapport de la WTA.
La WTA évoquait alors une « relation toxique », précisant que le Croate exerçait une influence excessive sur Rybakina, allant jusqu’à la pousser au-delà de ses limites physiques. Il aurait également continué à la contacter après leur séparation, malgré les consignes de la joueuse et de son entourage.
Suspension, appel et réintégration avant Wimbledon
Suspendu un an en janvier, Vukov avait interdiction d’accéder aux courts, zones d’entraînement et hébergements des joueuses. Mais son appel, examiné avant Wimbledon, avait conduit à un arbitrage privé et à la levée de sa suspension.
La WTA avait confirmé, dans un communiqué succinct, qu’il pouvait de nouveau être accrédité sur le circuit, sans préciser les détails de la décision.
Malgré cette reprise de licence, la relation entre Rybakina et la direction du circuit ne s’est jamais apaisée. La Kazakhstanaise avait remercié publiquement Vukov après sa victoire à Strasbourg en mai, malgré sa collaboration avec un nouveau coach, Davide Sanguinetti.
Ce refus de photo à Riyad symbolise le fossé persistant entre Elena Rybakina et la direction de la WTA.
Malgré son immense performance sportive et une saison conclue dans le top 5 mondial, la tension reste palpable. Rybakina n’a pas souhaité s’étendre davantage, préférant « se concentrer sur son tennis et son équipe ».