Sacrée à l’US Open, à Brisbane, Miami ou encore Madrid, Aryna Sabalenka a vécu une saison de haut vol. Finaliste malheureuse du Masters face à Elena Rybakina, la n°1 mondiale s’est livrée dans le podcast d’Oleksandr Sokolovskyi. À 27 ans, la Biélorusse confie repousser le moment de fonder une famille, par passion pour le tennis et envie de dépasser encore ses limites.
« Fonder une famille dans cinq ans »
« À 18 ans, je pensais qu’à 25 ans, j’aurais tout gagné. À 25 ans, j’aurais un enfant, je reviendrais et je continuerais à gagner. J’ai eu 25 ans. J’ai gagné quelques choses, mais je me suis dit que j’aurais probablement un enfant à 27 ou 28 ans. J’ai maintenant 27 ans et je reporte encore », a confié Sabalenka.
La joueuse, quadruple vainqueure de Grand Chelem, explique vouloir d’abord s’épanouir pleinement dans son sport avant de songer à la maternité : « Pour l’instant, je veux simplement m’épanouir au maximum dans mon sport. Voir jusqu’où je peux aller. J’aimerais probablement essayer de fonder une famille dans cinq ans, puis peut‐être essayer de revenir. Mais tout dépendra de l’étape où j’en serai dans ma vie. »
Sabalenka reconnaît que la question de la maternité la touche profondément : « C’est un moment difficile, car si je le pouvais, j’accoucherais tout de suite. J’aime beaucoup les enfants, et il semble que les enfants m’aiment aussi. J’aimerais beaucoup, mais pour l’instant, ma carrière est ma priorité. »
« J’étais tellement désespérée »
La Biélorusse, qui a souvent évoqué les moments de doute dans sa carrière, notamment en 2022 lorsqu’elle envisageait de tout arrêter après une saison cauchemardesque au service (428 doubles fautes) : « Je pensais que je devais peut-être tout arrêter. Je me disais que le problème venait de moi. Puis Jason, mon coach, m’a dit d’essayer la biomécanique. J’étais tellement désespérée que j’étais prête à tout pour régler mon service…et ça a marché. »
Ses problèmes de service semblent aujourd’hui loin derrière elle, et la n°1 mondiale apparaît plus solide que jamais. Après s’être inclinée en finale de l’Open d’Australie puis Roland-Garros, Sabalenka est parvenue à triompher à New-York : « Chaque fois que tu gagnes un Grand Chelem, tu deviens une nouvelle personne. Tu surmontes différents types de difficultés. Cette fois, à l’US Open, je me battais contre mes propres démons. Quand je suis tombée à genoux, je ne m’y attendais pas. Mais j’ai compris qu’à chaque fois, c’est comme la première fois. »