Le calendrier ATP va être remodelé. À partir de 2028, un nouveau Masters 1000 en Arabie saoudite doit s’ajouter aux neuf déjà existants, faisant passer la catégorie reine à dix tournois. Problème immédiat : le Tour est déjà plein.
Pour dégager de l’espace, l’ATP avance une solution radicale : racheter des licences de tournois, notamment en ATP 250 et potentiellement aussi en ATP 500 avec des offres qui se chiffreraient en dizaines de millions. L’idée, en creux : pousser les meilleurs joueurs à bâtir leur saison autour des Grands Chelems et des 10 Masters, avec quelques ATP 500 seulement en complément.
En Suisse, la réaction est nette. Bâle (ATP 500) a reçu la proposition et répond avoir dit “non” sans ambiguïté. Même ligne du côté de Genève (ATP 250, positionné juste avant Roland-Garros), qui insiste sur l’attractivité sportive de sa semaine. À Gstaad, les organisateurs affichent la même volonté : continuer, malgré la pression économique qui monte.
La zone la plus menacée pourrait se situer ailleurs : février. Si le Masters saoudien est programmé “en début d’année”, il risque d’écraser des semaines déjà fragiles, où les stars arbitrent entre reprise, récupération et gestion de saison.
Pour l’instant, les fans suisses peuvent souffler : les trois tournois tiennent leur ligne. Mais la réforme ne fait que commencer et la vraie question sera moins “qui vend ?” que “qui peut encore résister quand le calendrier se négocie à coups de millions”.