Après la fin de sa collaboration avec Carlos Alcaraz, Juan Carlos Ferrero a accepté de s’exprimer longuement dans les colonnes de Marca.
« Tout semblait indiquer que nous allions continuer. Mais lorsqu’un contrat se termine, certaines choses doivent être revues. Il y avait des points sur lesquels nous n’étions pas d’accord. L’entourage de Carlos pense à ce qui est le mieux pour lui, et moi à ce qui est le mieux pour moi », a-t-il déclaré.
Ferrero revient également sur la manière dont la séparation s’est concrétisée : « Nous aurions peut-être pu les résoudre en discutant, mais finalement, nous ne l’avons pas fait et nous avons décidé de ne pas continuer. Voilà ce qui s’est passé. Je ne détaillerai pas certains points, mais nous étions en désaccord et, au final, nous avons pris des chemins différents. »
Il insiste sur le fait que cette séparation ne résulte ni d’un conflit personnel ni d’un problème relationnel : « Nous n’avons jamais eu de disputes. La relation a été spectaculaire toute l’année. À Turin, nous pensions tous que nous allions continuer. »
Sur la manière dont la séparation s’est concrètement mise en place, Juan Carlos Ferrero explique ne pas avoir eu d’échange direct avec Carlos Alcaraz au moment décisif : « Non. Je lui ai parlé au préalable pour savoir s’il était au courant de tout, et il m’a dit que oui. Ensuite, j’ai parlé aux personnes concernées. Je ne l’ai pas impliqué, car je savais qu’il était au courant. »
🚨 « J’AURAIS AIMÉ CONTINUER » 🥲
Le long message de Juan Carlos Ferrero après sa séparation avec Carlos Alcaraz 👇
🗣️🇪🇸 « Aujourd’hui est un jour difficile. Un de ceux où il est compliqué de trouver les mots. Dire au revoir n’est jamais facile, et encore moins quand tant… pic.twitter.com/FbOEQa59Rl
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) December 17, 2025
Une relation humaine avant tout
Au-delà des titres, Ferrero revendique surtout un engagement total : « Je me sens fier d’avoir tout donné, de m’être laissé l’âme dans ce projet. »
La rupture, cependant, reste douloureuse : « Aujourd’hui, je suis encore blessé. Ces relations ne se terminent pas du jour au lendemain. Pour l’instant, j’ai très mal. Il faut un temps de deuil. Et surtout, j’imagine que ça me fera aussi mal de le voir jouer en tournoi. Il y a tellement de souvenirs partagés. Je pense que ça va prendre du temps. »
Concernant Carlos Alcaraz, Juan Carlos Ferrero refuse toute idée de rupture définitive : « Avec la relation que nous avons eue, fermer la porte ne serait ni logique ni juste. Je lui souhaite le meilleur. Je crois sincèrement que Carlos a le potentiel pour devenir le meilleur joueur de l’histoire. Sa façon de jouer m’a toujours fait tomber amoureux du tennis. »
Interrogé sur certaines interprétations apparues après l’annonce de la séparation, Juan Carlos Ferrero souhaite rectifier un point précis concernant l’argent : « La question financière a été soulevée. Et j’ai montré dès mon plus jeune âge que ce n’était pas le plus important pour moi. On a dit que j’avais demandé davantage. J’ai essayé de faire comprendre que la question financière n’était pas un problème. »

Huit ans de construction et de souvenirs communs
Ferrero revient avec émotion sur les premières années de leur collaboration, lorsque Carlos Alcaraz faisait ses premiers pas sur le circuit : « La période que je garde avec le plus d’affection est celle entre ses 15 et 18 ans. Nous partagions tout : les entraînements, les tournois, les hôtels. Cette phase de croissance a été très belle. »
Il évoque aussi la nostalgie des débuts, loin du statut actuel du n°1 mondial : « Je lui disais souvent que l’époque des Challengers me manquait, quand on voyait vraiment cette illusion de progresser et de grimper au classement […] Chaque Grand Chelem que nous avons gagné est inoubliable. Surtout le dernier Roland-Garros, qui a été le plus compliqué. »
Et maintenant ? Le nom de Sinner évoqué
Alors que son nom circule déjà pour de futurs projets, notamment autour de Jannik Sinner, Ferrero se montre prudent : « J’ai adapté mon style au maximum pour Carlos. Aujourd’hui, je ne pense à aucune autre option. J’ai besoin de deux ou trois mois pour être tranquille et laisser passer la douleur. »
Interrogé plus directement sur une éventuelle collaboration avec l’Italien, il ne ferme pas totalement la porte, sans pour autant se projeter : « Ce serait quelque chose qu’il faudrait réfléchir. Ce sont des joueurs extraordinaires, mais ce n’est pas le moment de penser à cela. Aujourd’hui, je pense encore tous les jours à Carlos. »
Ferrero insiste sur la nécessité de prendre du recul après huit années intenses : « Cela fait presque huit ans sans s’arrêter, avec beaucoup de temps loin de la maison. Être chez soi maintenant, ça se savoure. »