Iga Swiatek n’a pas tourné autour du pot. En conférence de presse avant la United Cup 2026, la Polonaise (n°2 mondiale) a été invitée à réagir au match d’exhibition très commenté entre Aryna Sabalenka et Nick Kyrgios à Dubaï.
Sa réponse a été sèche, presque glaciale et surtout, volontairement politique dans le sens inverse de ce que l’événement prétendait incarner.
« Je ne l’ai pas regardé parce que ça ne m’intéresse pas », a-t-elle d’abord lâché, avant d’élargir : « C’était un pur spectacle, un show qui a attiré l’attention, mais ça n’avait rien à voir avec un changement social ni avec quelque chose d’important qui puisse avoir un impact sur le tennis féminin. »
“Women’s tennis stands on its own right now” 🎾
Iga Swiatek dismisses the need for the recent ‘Battle of the Sexes’ exhibition match between Nick Kyrgios and Aryna Sabalenka 🗣️ pic.twitter.com/6wQC7CuK4F
— TNT Sports (@tntsports) January 3, 2026
Ce qui l’a le plus dérangée ? Le symbole emprunté. Swiatek insiste sur l’écart entre l’histoire et l’emballage marketing : « Ils ont repris le même nom que le match de Billie Jean King en 1973… mais c’est tout. »
Derrière la critique, un message clair : le tennis féminin n’a pas besoin d’être “validé” par une comparaison avec le circuit masculin : « Les femmes ont réussi à mettre en valeur notre tennis par nous-mêmes. On a nos propres histoires, et on n’a pas besoin de se comparer au tennis masculin », a-t-elle ajouté.

Ironie de calendrier : Swiatek s’exprime justement… dans un tournoi mixte. Mais pour elle, la différence est fondamentale.
La United Cup, dit-elle, a davantage de sens parce qu’elle rassemble les deux circuits sans hiérarchie ni gimmick : « Je ne pense pas que ce genre de match soit nécessaire. En revanche, des événements comme celui-ci, où les deux circuits sont réunis, oui. »
Swiatek en a aussi profité pour remettre son début de saison sur les rails : pas de grandes déclarations flamboyantes, plutôt une logique de progression : « Ma mentalité n’a pas changé. Je dois penser semaine après semaine, sinon la saison devient très longue. »
Elle assume néanmoins ses envies qui sont de compléter le Grand Chelem en Australie et de récupérer la place de n°1. Mais tout cela, sans dramatiser : « Je n’ai pas besoin de me mettre la pression… je suis jeune et j’ai le temps. »