Avant les WTA Finals, Iga Swiatek annonce qu’elle ne suivrait plus les tournois obligatoires en 2026. Éreintée par une saison de 76 matchs, elle souhaite désormais construire son calendrier librement pour préserver sa santé et sa performance.
Alors qu’elle s’apprête à conclure une nouvelle saison-marathon, Swiatek n’a pas caché sa lassitude face à la densité du calendrier WTA.
« Le calendrier est exagéré. C’est un business avec des contrats et des licences, donc on ne peut pas tout changer du jour au lendemain. Mais la plupart des dirigeants savent que le plan est allé dans la mauvaise direction », a-t-elle déclaré dans des propos rapportés par SportoweFakty.
Malgré ses critiques, la Polonaise a salué la prise de conscience progressive des instances, tout en appelant à un meilleur équilibre entre sport et santé : « Le bien-être des joueuses doit être une vraie priorité, pas seulement une question de primes augmentées. »
Une décision forte pour 2026
Swiatek a annoncé qu’elle prendrait désormais le contrôle total de sa programmation : « Je ne regarderai plus quels tournois sont obligatoires ni où je risque un zéro au classement. J’organiserai mon calendrier comme je le veux. Peut-être que je sauterai certains tournois, mais si cela me permet d’être meilleure dans ceux que je joue, ce sera positif. »
Cette approche marque une rupture nette avec son image de stakhanoviste du circuit — elle a disputé plus de 150 matchs sur les deux dernières saisons, un record parmi les joueuses du top 10.
« J’ai repoussé mes limites »
De retour sur les courts après quatre semaines de pause, Swiatek affirme aborder les WTA Finals avec un regain d’énergie : « Je me sens très bien physiquement. Lors des derniers tournois, je n’avais plus beaucoup d’énergie, mais cette période d’entraînement à Varsovie m’a fait du bien. J’ai même repoussé mes limites à l’entraînement. »
Elle entamera sa phase de groupes face à Madison Keys, qu’elle retrouvera dix mois après leur demi-finale remportée par l’Américaine à l’Open d’Australie.
Une WTA en mutation
La Polonaise, soutenue par d’autres joueuses comme Rybakina et Sabalenka, critique un calendrier trop chargé et plaide pour un modèle plus humain : « C’est compliqué, parce que certaines décisions ont été prises sans vraiment nous consulter. Mais je crois que les changements viendront. »
En attendant, la sextuple championne en Grand Chelem trace sa propre voie. Pour 2026, Iga Swiatek promet une saison « à son rythme » — quitte à bousculer les codes du circuit.