La séparation de Novak Djokovic avec la PTPA n’aura pas mis longtemps à produire son premier effet collatéral : une réplique immédiate, frontale, signée de l’association qu’il avait lui-même cofondée avec Vasek Pospisil. En quelques lignes, la Professional Tennis Players Association, aujourd’hui dirigée par Ahmad Nassar, a choisi un ton nettement plus offensif que prévu et, surtout, a laissé entendre que l’affaire dépasse désormais le simple désaccord d’orientation.
Dans son communiqué, la PTPA affirme être la cible d’une pression organisée : « Nous avons été l’objectif de campagnes de diffamation et d’intimidation », écrit-elle, évoquant des « narratifs » conçus pour « nous discréditer ». L’association va plus loin en ajoutant qu’un tribunal fédéral aurait ordonné la fin de ces « injures », un passage lourd de sens, qui suggère l’existence d’un contentieux et d’un contexte juridique plus large que la seule annonce de Djokovic.
Mais la ligne la plus révélatrice n’est peut-être pas celle qui parle de justice. C’est celle qui fixe le cap : la PTPA dit travailler « avec des joueurs et une équipe juridique » pour « évaluer les options » afin de lutter contre la « désinformation ». Traduction : l’organisation ne se contente pas de démentir, elle prépare, ou entretient l’idée qu’elle pourrait préparer, une réponse structurée, potentiellement sur le terrain légal.
Reste une question simple, et très politique : si la PTPA parle d’“attaques”, de “diffamation” et de “désinformation”, qui vise-t-elle exactement, et de quelles campagnes parle-t-elle ? Le timing, “quelques heures” après le message de Djokovic, ressemble à un réflexe de protection… mais aussi à une manière de reprendre la main sur une histoire où le fondateur le plus célèbre de l’association vient de sortir du cadre.
A statement from the PTPA. pic.twitter.com/WIlRInXDur
— Professional Tennis Players Association (@ptpaplayers) January 5, 2026