À 24 heures de leur match d’exhibition à Séoul, Carlos Alcaraz et Jannik Sinner se sont présentés ensemble face aux médias, souriants, détendus et clairement impatients de remettre un dossard après de longues semaines sans compétition. Pas de questions piégeuses, pas de polémique : l’ambiance était à la reprise, à l’enthousiasme, au plaisir simple de rejouer. Et Alcaraz, lui, a surtout insisté sur un point : ce que représente Sinner dans sa carrière.
Le décor est posé : l’exhibition de samedi en Corée du Sud sert de rampe de lancement vers l’Open d’Australie. Pour Alcaraz, l’intérêt est double : retrouver le rythme, et le faire contre l’adversaire qui le pousse le plus loin.
« Pour moi, c’est un plaisir d’être ici pour la première fois. Je n’ai pas joué depuis la saison passée, donc commencer l’année ici, avec Jannik, c’est une super façon de se préparer pour l’Open d’Australie. »
Séoul, justement, a frappé le Murcien dès son arrivée. Il raconte une ville qui l’a accueilli comme une star et une attente qui a grandi depuis l’annonce du match.
« L’accueil qu’on a eue a été une folie. Je ne me souviens pas d’avoir vécu quelque chose comme ça. »
“Un cadeau” : la phrase qui résume tout
Mais le cœur de sa prise de parole, c’est la rivalité. Pas vendue comme une guerre, plutôt comme une construction patiente, un fil rouge qui relie les années Challenger aux grandes finales.
« Je me souviens de chaque match contre lui, depuis le premier. (…) C’est un cadeau. On apprend après chaque demi-finale, chaque finale. »
Alcaraz décrit une rivalité qui ne se limite pas à l’opposition : elle crée une exigence permanente, un miroir qui oblige à progresser :
« Tous les deux, on s’est poussés à atteindre notre 100% sur le court. Je suis fier d’avoir une rivalité comme ça. »
Et il ajoute un détail révélateur : quand ils se serrent la main au filet, le reste s’efface.

Interrogé sur cette idée amusante de les imaginer un jour ensemble en double, Alcaraz a glissé un clin d’œil à son revers, souvent moins célébré que son coup droit.
« Tout le monde regarde le coup droit… mais je ne pense pas que mon revers soit si mauvais. »
Puis il conclut, rieur, sur la logique des côtés… qui n’a pourtant jamais été vraiment discutée entre eux.
« Si un jour on joue ensemble en double, il faudrait voir qui joue de quel côté. Ce serait fun. »
Samedi, ils seront à nouveau face à face. Pas pour des points, pas pour un trophée, mais pour relancer une saison qui, d’après Alcaraz, s’annonce déjà comme un nouveau chapitre d’une histoire à deux.