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À la veille de leur match d’exhibition à Séoul, Jannik Sinner s’est montré détendu et enthousiaste face aux médias. Entre admiration pour Alcaraz, hommage au public coréen et focus sur Melbourne, l’Italien a livré un message clair : cette rivalité est un moteur.
Jannik SInner s'explique sur la motivation que lui apporte sa rivalité avec Carlos Alcaraz (alamy) Jannik SInner s'explique sur la motivation que lui apporte sa rivalité avec Carlos Alcaraz (alamy)
Jannik SInner s'explique sur la motivation que lui apporte sa rivalité avec Carlos Alcaraz (alamy)

À la veille de leur exhibition à Séoul, Jannik Sinner et Carlos Alcaraz ont offert une conférence de presse très “propre”, presque sans aspérités : peu de digressions, et une ligne directrice claire : leur rivalité, encore et toujours. Sinner, détendu, a surtout insisté sur deux choses : l’enthousiasme du public sud-coréen et l’idée que ce match, même hors circuit, est une manière idéale de relancer la machine avant Melbourne.

Un match “spécial” dans un calendrier trop serré

Sinner a commencé par rappeler l’évidence moderne : les fenêtres pour organiser ce genre d’événement sont rares. Alors quand elles existent, il faut les saisir, surtout avec un tel accueil.

« Le calendrier est compliqué pour trouver ce type d’espaces (…) dès l’aéroport, on sentait l’énergie. »

Mais il a aussi posé le cadre immédiatement : le vrai objectif, c’est l’Open d’Australie. L’exhibition est un bonus, une montée en régime.

« On veut dessiner un sourire au public, même si on pense déjà à arriver le plus prêts possible en Australie. »

Et puis la phrase qui sert de titre à toute l’histoire :

« Je ne vois pas meilleure façon de commencer la saison que ce duel contre Carlos. »

De Villena aux finales : la rivalité comme accélérateur

Quand il parle de leur premier duel (Challenger de Villena), Sinner se souvient de la défaite et surtout de l’écart entre “le joueur d’avant” et celui d’aujourd’hui.

« Je me souviens de ce moment, je me souviens avoir perdu ce match. »

Carlos Alcaraz (15 ans) et Jannik Sinner (17 ans) lors de leur première confrontation au Challenger de Villena (Alamy)
Carlos Alcaraz (15 ans) et Jannik Sinner (17 ans) lors de leur première confrontation au Challenger de Villena (Alamy)

Il reconnaît aussi ce qui fait la singularité d’Alcaraz, avec un mélange d’admiration et de lucidité.

« Carlos est un joueur très spécial. (…) Pour moi, c’est toujours un plaisir de l’affronter. Là, il est le meilleur du monde. »

Dans son récit, leur face-à-face répété n’est pas juste une storyline : c’est un mécanisme de progression.

« Avoir eu autant de matchs entre nous a été très positif pour moi (…) sans ça, ce serait impossible d’être là où je suis aujourd’hui. »

“Big 2” ? Sinner refuse la prophétie, mais assume le rôle

Interrogé sur l’idée d’un circuit dominé par eux deux, Sinner ne joue pas au devin. Il rappelle les variables : surfaces, forme, dynamiques, saisons longues.

« Je ne peux pas prédire le futur. »

Mais il ne rejette pas l’idée d’un duo moteur : au contraire, il souligne ce qu’ils se donnent mutuellement.

« On s’aide à s’améliorer, à se pousser à la limite. C’est ça le plus important. »

Et il glisse un compliment presque “spectateur” sur Alcaraz :

« Carlos est probablement le joueur le plus divertissant à regarder du circuit. »

“Le tennis m’a fabriqué” : discipline, sacrifices, entourage

Sinner explique ce que le tennis a fait de lui. Pas en mode slogan, plutôt en mode bilan lucide.

« Je suis chanceux de faire quelque chose que j’aime, même si ça a ses défis. »

Il parle de sacrifices (repos, entraînement, alimentation), et de ce que ça forge : une mentalité.

« Tout ça te donne une mentalité forte. Le tennis m’a donné patience, m’a appris à gérer le succès. »

Et surtout, il met en avant un thème central chez les champions stables : les bonnes personnes autour.

« Le plus important, c’est de m’entourer des bonnes personnes (…) celles qui me parlent clairement. »

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