Aryna Sabalenka commence 2026 comme sa saison 2025 : en patronne. Victorieuse en finale du Brisbane International face à Marta Kostyuk (6-4, 6-3), la n°1 mondiale s’offre un nouveau titre australien et envoie un signal fort avant l’Australian Open.
Son baiser sur le biceps après la balle de match a fait réagir, notamment après les récentes déclarations de Marta Kostyuk sur les différences physiques dans le tennis féminin. En conférence de presse, Sabalenka, elle, a coupé court à toute polémique.
« Non, je faisais juste une blague avec mon équipe. Pendant le match, j’ai frappé beaucoup de coups gagnants, j’ai vu la vitesse des frappes, alors je plaisantais avec eux », a-t-elle déclaré.
Pas de “guerre psychologique” : Sabalenka refuse de dramatiser
Face à Kostyuk, le contexte n’était pourtant pas neutre. Rappelons que :
-
Kostyuk, comme toutes les Ukrainiennes, ne serre pas la main des joueuses russes et biélorusses depuis la guerre.
-
Elle expliquait récemment que Sabalenka et les meilleures du circuit bénéficiaient d’avantages physiques naturels, évoquant même la testostérone et des différences biologiques.
On lui demande donc si cela la motive davantage face à une joueuse avec qui elle a “un passif”.
Sabalenka répond fermement, mais sans agressivité : « C’est leur position. Qu’est-ce que je peux faire ? Ça ne me dérange pas. Je m’en fiche. Quand j’entre sur le court, il s’agit de tennis et de sport. Peu importe que ce soit Marta Kostyuk ou Jessica Pegula. Je vais sur le court pour faire mon travail, donner le meilleur et me battre pour le trophée. Je n’ai rien à prouver. »
Un jeu plus complet que jamais
Sabalenka n’est plus seulement puissance. Tout au long de la semaine, elle a aussi montré toucher, variation et maîtrise tactique.
Elle confirme : « C’est quelque chose sur lequel je travaille depuis… je ne sais pas combien de temps, probablement toute ma vie. Il y a quelques années, j’ai enfin trouvé le jeu de toucher. J’ai compris quelque chose et j’ai un peu changé mon style. Je ne suis plus seulement une joueuse agressive. Je peux jouer au filet, défendre, slicer, j’ai un bon toucher. »
Pour elle, cette évolution est une marque de maturité : « Pour être au sommet, être forte ne suffit pas. Il faut être forte mentalement, physiquement, et avoir de la variété pour troubler l’adversaire. »
Une favorite pour Melbourne ? Sabalenka tempère
On lui parle de “coup de semonce” avant Melbourne. Elle refuse le statut automatique de favorite : « C’est ça qui rend le sport magnifique : tu ne peux rien prédire. Cette semaine, j’ai très bien joué, mais personne ne sait ce qui va se passer. La seule chose dont je suis sûre, c’est que je serai là, je me battrai et je ferai de mon mieux pour faire encore mieux que l’an dernier. »
Elle ajoute : « Je me sens très bien, mais il y a encore beaucoup de choses à améliorer. C’est la beauté du sport : il y a toujours une petite marge de progression. »
Si elle refuse le statut de favorite, le message envoyé au circuit cette semaine en ne perdant aucun set à Brisbane est clair : il faudra compter sur elle — encore — en 2026.