Gaël Monfils revient cette semaine sur le Central d’Auckland avec un état d’esprit bien particulier. « Ce n’est pas vraiment une défense de titre dans ma tête, parce que je reviens plutôt comme si c’était mon dernier tournoi ici, pour toujours », explique-t-il dans des propos rapportés par le site officiel du tournoi.
S’il rêve secrètement d’un nouveau titre, l’essentiel est ailleurs : « Bien sûr, si je peux gagner encore, ce serait incroyable. Mais je ne défends rien cette année, je veux juste gagner. Être sur le court, c’est déjà une grande victoire. Si je peux gagner des matchs, c’est encore mieux. Mais juste être là, c’est une grande victoire. »
Le Français de 39 ans n’a plus joué depuis septembre et n’a plus remporté un match depuis Wimbledon contre Ugo Humbert.
Mais il connaît son corps, ses limites, et refuse de dramatiser : « Je vieillis un peu, donc ce n’est pas facile. Je n’ai pas vraiment joué depuis la saison sur gazon. Peut-être quatre matchs. Wimbledon, c’était mes derniers vrais gros matches. C’est un défi difficile, mais pas impossible. »
Entre souvenirs forts et prise de conscience
Monfils conserve pourtant la preuve récente qu’il peut encore rivaliser avec les meilleurs. L’an dernier, il avait remporté Auckland avant de signer une superbe campagne à l’Open d’Australie avec notamment une victoire de prestige sur Taylor Fritz pour atteindre les huitièmes de finale.
Mais cette intensité a laissé des traces : « J’étais vraiment fatigué et je me suis même fait un peu mal aux jambes. À partir de ce moment, j’ai senti que peut-être il était temps (de penser à arrêter), parce que ne pas pouvoir maintenir ce niveau sur un, deux, trois ou quatre tournois signifie quelque chose. Je me sentais sur le fil. »
C’est également cette réflexion qui oriente son calendrier 2026.
Une dernière saison choisie, avec Paris comme sommet
Cette ultime année sera une tournée d’adieu sélective.
Monfils veut jouer intelligemment, cibler les tournois qui comptent vraiment pour lui : « Pour l’instant je regarde peut-être l’Amérique du Sud après l’Australie, puis pas grand-chose. Paris sera le plus important. Si je peux jouer aux États-Unis, ce serait incroyable, j’adore Indian Wells et Miami. Puis l’US Open, Monaco aussi. Peut-être 12 tournois si j’ai de la chance. »
Auckland est donc bien plus qu’un tournoi : c’est une première page de son « Last Dance », quelques jours seulement après le titre remporté au même endroit par sa femme Elina Svitolina, un joli clin d’œil de destin.
Champion à Auckland en 2025 : GAËL MONFILS 🏆
Championne à Auckland en 2026 : ELINA SVITOLINA MONFILS 🏆
🥰⭐️ pic.twitter.com/mBUkf9WYb1
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) January 11, 2026
Si certains imaginaient Monfils rester proche du circuit, l’intéressé a été clair : il tournera vraiment la page : « Je travaillerai dans la finance. Ma femme continuera à jouer. Je serai à la maison avec ma fille. Je ne pense pas voyager beaucoup, donc je vais vraiment faire une pause avec le tennis. »