À seulement 22 ans, Carlos Alcaraz s’avance à Melbourne avec une grande motivation. Déjà vainqueur de Roland-Garros, Wimbledon et de l’US Open, l’Espagnol sait que l’Open d’Australie représente une opportunité historique.
« C’est mon objectif principal pour cette année. C’est le premier tournoi de la saison et l’objectif le plus important », a-t-il déclaré à la presse vendredi. « Ça va être très intéressant de voir comment je me suis préparé. Je pense avoir fait une très bonne pré-saison pour arriver dans une bonne forme. »
Un sacre à Melbourne Park ferait de lui le plus jeune joueur de l’histoire à réussir le Grand Chelem en carrière.
Interrogé en dehors de cette conférence de presse par Associated Press sur une éventuelle redistribution des titres du Grand Chelem avec son grand rival Jannik Sinner, Carlos Alcaraz avait répondu : « J’échangerais l’Australie contre Roland-Garros avec Jannik », a-t-il lancé dans un large éclat de rire. « Honnêtement, je ferais cet échange. »
Une préparation allégée
Contrairement à certains de ses rivaux, Alcaraz a très peu joué avant l’Open d’Australie, se contentant d’un match d’exhibition face à Jannik Sinner. Un choix pleinement assumé par le n°1 mondial, qui se dit prêt à entrer dans la compétition.
« J’ai faim de ce titre, j’ai envie de faire un très grand résultat ici. Je me prépare du mieux possible. Je suis très excité à l’idée que le tournoi commence » , a-t-il assuré.
Une nouvelle ère sans Juan Carlos Ferrero
Pour la première fois depuis ses débuts professionnels à 15 ans, Carlos Alcaraz disputera un Grand Chelem sans Juan Carlos Ferrero à ses côtés. Leur collaboration, longue de sept ans et couronnée de 24 titres dont six tournois du Grand Chelem, a pris fin en décembre dernier.
L’Espagnol a tenu à dissiper toute idée de rupture conflictuelle.
« Avec Juan Carlos, nous avons pris cette décision ensemble. C’était mutuel », a-t-il expliqué. « Je suis très reconnaissant pour ces sept années. Grâce à lui, en grande partie, je suis le joueur que je suis aujourd’hui. J’ai énormément appris. »
Accompagné par Samuel Lopez, Alcaraz se dit pleinement confiant dans son encadrement : « J’ai une grande confiance dans l’équipe que j’ai actuellement. Les entraînements se sont très bien passés et je me sens bien. »
Le n°1 mondial insiste sur la dimension collective de cette décision, prise en interne, sans précipitation : « Dans une équipe aussi professionnelle et soudée que la nôtre, aucune décision n’est prise sans en parler ensemble. Nous avons abordé cela en interne et nous avons décidé ainsi, de manière naturelle. Nous avons fermé ce chapitre à l’amiable. Nous restons amis et nous avons une bonne relation. »
Des ajustements, mais pas de révolution
Interrogé sur son service, comparé à celui de Novak Djokovic, Alcaraz a préféré sourire et relativiser : « Non, non, non (rires). Je n’essaie pas de copier le service de Djokovic, même s’il peut y avoir quelques similitudes. Chaque joueur essaie d’améliorer de petits détails en permanence. Pour moi, le service est quelque chose que je veux perfectionner à chaque saison. Ce sont juste de petits ajustements, rien de radical. »