Des scènes comme on en voit rarement. Incapable de faire la différence face à la Kazakhstanaise Yulia Putintseva (6-1, 6-2) au deuxième tour de l’Open d’Australie, Elsa Jacquemot n’est pas parvenue à garder ses nerfs sur le court.
Dès le premier jeu, long d’une dizaine de minutes, on a senti la Lyonnaise perdre rapidement patience, se tournant à de nombreuses reprises vers son camp.
Puis, après avoir concédé le double break dans la deuxième manche, la 60e mondiale s’est lâchée en critiquant de façon virulente la stratégie mise en place par son entraîneur, Simon Blanc : « La tactique, elle est pourrie. Ah, c’est très fort », a-t-on pu entendre sur le court. « Dès le premier jeu, elle m’a fait entrer dans des schémas dont on n’avait même pas parlé. Il l’a entraînée pendant des années, c’est quand même dingue. »
Son agent, Arnaud Restofi, également présent dans les tribunes, a tenté de la remettre dans la partie en lui demandant de « reprendre tes esprits et de jouer au tennis, bordel ». Trop tard pour Simon Blanc qui, après cet échange musclé avec sa joueuse, a préféré prendre ses affaires et quitter les tribunes.
Finalement, cet épisode ne changera rien au scénario. La joueuse de 22 ans s’est lourdement inclinée sur le score de 6-1, 6-2, en une heure et quatorze minutes de jeu.