Carlos Alcaraz : « Je crois toujours que je peux revenir dans n’importe quelle situation »

Carlos Alcaraz s’est qualifié pour la finale de l’Open d’Australie après un énorme combat face à Alexander Zverev, remporté en cinq sets et 5h27 de jeu. En conférence de presse, l’Espagnol est revenu sur ce match hors normes, sa résistance mentale et son état physique avant la finale.
Carlos Alcaraz lors de sa demi-finale à l'Open d'Australie 2026 (Australian Open) Carlos Alcaraz lors de sa demi-finale à l'Open d'Australie 2026 (Australian Open)
Carlos Alcaraz lors de sa demi-finale à l'Open d'Australie 2026 (Australian Open)

Pendant plus de cinq heures, Carlos Alcaraz et Alexander Zverev ont repoussé leurs limites dans la demi-finale la plus longue de l’histoire de l’Open d’Australie. D’abord en contrôle, puis bousculé physiquement et mentalement, l’Espagnol a dû puiser très loin pour tenir face au retour de l’Allemand et s’imposer au bout du cinquième set.

Encore marqué par l’intensité de la bataille livrée sur le court, Carlos Alcaraz s’est présenté en conférence de presse aux alentours de 23 heures.

Où situez-vous cette victoire incroyable parmi les meilleures de votre carrière ?

Carlos Alcaraz : Je pense, comme je l’ai dit sur le court, que ce match a été l’un des plus exigeants que j’aie jamais joués dans ma carrière jusqu’à présent. Physiquement, nous nous sommes poussés l’un l’autre jusqu’à la limite aujourd’hui. Nous avons vraiment amené nos corps à l’extrême, et je pense que le niveau du cinquième set a été très, très élevé. Je suis vraiment très heureux d’avoir réussi à gagner, d’être revenu dans ce match. Je place clairement cette victoire tout en haut, parmi les meilleurs matchs que j’aie jamais gagnés.

Vous parlez souvent de croire en chaque situation, dans chaque match. D’où vient cette croyance, même dans des moments où beaucoup d’autres joueurs perdraient confiance ?

Carlos Alcaraz : Il n’y a pas eu une seule seconde où j’ai pensé à abandonner. C’est parce que je déteste abandonner. Je déteste vraiment cette sensation après coup. Je ne veux pas ressentir ce sentiment-là. Quand j’étais plus jeune, il y a eu beaucoup de matchs où je ne voulais plus me battre, où j’abandonnais. En mûrissant, j’ai appris à détester cette sensation de me dire après : « j’aurais pu faire un peu plus », « j’aurais pu souffrir un peu plus ». Ces pensées me détruisent.

Alors chaque pas en plus, chaque seconde supplémentaire de souffrance, chaque seconde de combat en vaut toujours la peine. C’est pour ça que je me bats jusqu’à la dernière balle et que je crois toujours que je peux revenir dans n’importe quelle situation.

Si vous aviez à choisir entre gagner cet Open d’Australie ou devenir le plus jeune joueur à réaliser le Grand Chelem en carrière, que choisiriez-vous ?

Carlos Alcaraz : Je choisirais celui-ci. Oui. Même si je fais la finale des trois autres, je préférerais devenir le plus jeune à réaliser le Grand Chelem en carrière et gagner celui-ci plutôt que de gagner les trois autres.

Alexander Zverev a semblé frustré par la situation liée à vos crampes et au medical time-out. Pouvez-vous expliquer ce que vous ressentiez et si vous estimez que ce temps médical était conforme aux règles ?

Carlos Alcaraz : Le match était vraiment très exigeant. J’ai déjà eu des crampes auparavant, mais au début ce n’était qu’un muscle précis. Je ne pensais pas que c’était une crampe au départ. Je ne savais pas exactement ce que c’était. En allant chercher un coup droit, j’ai commencé à sentir quelque chose à l’adducteur droit.

C’est pour ça que j’ai appelé le kiné. À ce moment-là, le reste de la jambe allait plutôt bien. Mais avec tout le stress, je ne savais pas si ça allait empirer ou non. J’ai expliqué au kiné que je ressentais ça en allant côté coup droit. C’est lui qui a décidé de prendre le temps médical, et il l’a fait.

Ensuite, je l’ai rappelé aux changements de côté, et c’est tout. J’ai simplement expliqué ce qui se passait à l’arbitre, et c’est lui qui a pris la décision.

Avez-vous une blessure actuellement et comment vous sentez-vous physiquement ?

Carlos Alcaraz : Évidemment, je me sens fatigué. Mon corps pourrait aller mieux, pour être honnête, mais c’est normal après cinq heures et demie. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour essayer d’aller mieux : bain de glace, compression, soins avec le kiné le soir. On verra.

J’espère que ce ne sera rien de grave, mais après un match aussi long et aussi intense physiquement, les muscles sont forcément tendus. Je vais faire tout ce qu’il faut pour être dans le meilleur état possible pour la finale.

À quoi va ressembler le reste de votre nuit après un match comme celui-ci ?

Carlos Alcaraz : J’ai regardé les deux premiers sets de l’autre demi-finale. Maintenant, je vais faire tout ce qu’il faut pour récupérer, mais ça va forcément prendre quelques heures avec les soins.

Avec l’adrénaline et tout ce qui s’est passé pendant le match, c’est parfois très difficile de trouver le sommeil. Je vais essayer de me coucher le plus tôt possible, mais ça prendra probablement encore quelques heures.

Ajouter un commentaire Ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent
Alexander Zverev en conférence de presse après sa défaite contre Carlos Alcaraz en demi-finale de l'Open d'Australie (James D. Morgan/Getty Images)

Zverev après sa défaite marathon face à Alcaraz : « Je n’avais absolument plus rien dans les jambes »

Article suivant
Open d'Australie : Novak Djokovic vient à bout de Jannik Sinner et s'offre une 11e finale à Melbourne

Open d'Australie : Novak Djokovic vient à bout de Jannik Sinner et s'offre une 11e finale à Melbourne