Absent des courts mais toujours présent dans l’histoire du tournoi, Rafael Nadal a fait son retour à l’Open d’Australie avant la finale du simple messieurs. Double vainqueur à Melbourne (2009, 2022), l’Espagnol n’a pourtant pas souhaité replonger dans ses souvenirs de compétiteur.
Désormais retraité, le Majorquin se dit « beaucoup plus détendu », observant le tennis avec un regard différent, loin de la pression des grands rendez-vous.
Djokovic, un respect forgé par vingt ans de rivalité
Interrogé sur Novak Djokovic, son rival historique, Nadal a tenu à souligner la portée de leur affrontement au fil des années, mais aussi la dimension exemplaire de la longévité du Serbe : « Avec Novak, nous avons écrit une histoire incroyable. Toutes ces années à se battre pour les choses les plus importantes. »
À 38 ans, Djokovic continue de rivaliser avec une génération plus jeune, ce que Nadal considère comme un signal fort envoyé au tennis mondial : « C’est un exemple positif d’engagement, de résilience, et d’une certaine manière, c’est une bonne chose d’avoir quelqu’un comme lui, à son âge, qui se bat contre des joueurs plus jeunes, au sommet de leur carrière. »
Conscient que Djokovic n’est plus dans la force de ses jeunes années, Nadal n’en minimise pas pour autant la performance : « Pour des raisons évidentes, il n’est plus à son prime, mais il reste très, très compétitif à un âge où c’est devenu très difficile de l’être. Respect total, crédit total pour lui. »
Alcaraz, le choix du cœur
S’il analyse Djokovic avec le recul de l’expérience, Rafael Nadal parle de Carlos Alcaraz avec une proximité différente. Le jeune Espagnol, âgé de 22 ans, n’a pas besoin de conseils selon lui : « Il n’a pas besoin de conseils de ma part. Il a une grande équipe autour de lui. Chaque joueur fonctionne différemment. »
Le lien est aussi humain et national : « Carlos est de mon pays. J’ai une bonne relation avec lui. Nous avons partagé les Jeux Olympiques ensemble, nous avons partagé l’équipe d’Espagne. »
À l’heure de choisir un camp pour cette finale de l’Open d’Australie, Nadal va naturellement vers Alcaraz : « Si Novak gagne, je serai heureux pour lui, parce que ce qu’il fait à ce stade de sa carrière est spectaculaire. Il montre une passion incroyable pour ce sport. Mais si je dois soutenir quelqu’un, je soutiens Carlos. »