Rybakina sacrée à Melbourne : « J’ai toujours cru que je pouvais revenir à mon niveau »

Elena Rybakina a conquis l’Open d’Australie 2026 et signé le deuxième titre du Grand Chelem de sa carrière. En conférence de presse, la Kazakhe a livré un discours mesuré, lucide et profondément révélateur de sa maturité nouvelle au sommet du tennis mondial.
Nouvelle championne de l'Australian Open, Elena Rybakina célèbre son titre (Alamy) Nouvelle championne de l'Australian Open, Elena Rybakina célèbre son titre (Alamy)
Nouvelle championne de l'Australian Open, Elena Rybakina célèbre son titre (Alamy)

Il n’y a pas eu d’explosion d’émotions, ni de débordement spectaculaire. Fidèle à son tempérament, Elena Rybakina a accueilli son sacre à l’Open d’Australie 2026 avec calme et retenue. Pourtant, derrière cette apparente sobriété se cache un accomplissement majeur : son deuxième titre du Grand Chelem, remporté face à Aryna Sabalenka, numéro 1 mondiale, au terme d’une finale renversante.

À Melbourne, la Kazakhe a validé bien plus qu’un trophée : un retour durable au plus haut niveau, confirmé par une remontée annoncée à la troisième place mondiale.

Une finale gagnée à l’audace

Rybakina n’a jamais nié la difficulté du défi.

« C’est un accomplissement incroyable. Je suis très heureuse et très fière », confie-t-elle. « Ce fut une bataille très dure. Je ne m’attendais pas forcément à renverser le match. »

Face à Sabalenka, elle savait qu’attendre l’erreur serait une illusion.

« Aryna est une adversaire extrêmement solide. Si j’avais l’opportunité de prendre l’initiative, je devais tenter des coups risqués, aller à fond, sans espérer des fautes ni entrer dans de longs échanges. »

Un choix assumé, qui a fini par payer.

La continuité d’un travail collectif

Derrière ce titre, Rybakina insiste sur la notion de processus, bien plus que sur l’instant.

« Nous avons gagné beaucoup de titres ensemble », rappelle-t-elle à propos de son équipe. Même l’an dernier, avec des hauts et des bas, nous avons continué à travailler. »

Elena Rybakina est la championne de l'AO 2026 (Alamy)
Elena Rybakina est la championne de l’AO 2026 (Alamy)

La préparation n’a pourtant pas été linéaire.

« La pré-saison n’a pas été simple, et même en début d’année, lors de notre premier tournoi, il y a eu des difficultés. »

Mais l’essentiel est ailleurs : « Aujourd’hui, je me sens reconnaissante et fière de notre travail. J’espère pouvoir maintenir ce niveau toute la saison. »

Une rivalité qui élève

Battre Sabalenka à Melbourne, après avoir dû composer avec Iga Swiatek tout au long du tournoi, donne une dimension particulière à ce sacre.

« Ce sont des rivales très dures. Elles sont au sommet depuis longtemps et restent très constantes », souligne Rybakina. Je suis heureuse d’être revenue à ce niveau et j’espère pouvoir m’y maintenir. »

Open d'Australie : Iga Swiatek et Elena Rybakina se donnent rendez-vous en quarts de finale
Iga Swiatek et Elena Rybakina se retrouveront en quarts de finale de l’Open d’Australie 2026. (Keystone-James Ross / Jimmie48-WTA)

Elle insiste sur un point clé : la capacité à saisir les moments.

« J’ai eu beaucoup de matchs difficiles ici. Je suis contente d’avoir su profiter des opportunités que j’ai eues. »

« J’ai toujours cru que je pouvais revenir »

La question était inévitable. Après une période plus irrégulière, Rybakina a-t-elle douté ?

La réponse est claire.

« J’ai toujours cru que je pouvais revenir à mon niveau », affirme-t-elle. « Tout le monde traverse des hauts et des bas. Certains pensaient que je ne reviendrais peut-être jamais en finale ou que je ne gagnerais plus de trophée. »

Pour elle, la clé reste immuable.

« Tout se résume au travail. Mon équipe m’a énormément soutenue, surtout dans les moments où je n’étais pas très positive. »

Les grandes victoires ont fait le reste.

« Quand tu bats les meilleures joueuses, tu commences à y croire encore plus. »

Wimbledon et Melbourne : deux titres, deux maturités

Rybakina compare naturellement ce sacre à celui de Wimbledon 2022, premier grand choc émotionnel de sa carrière.

« Wimbledon était très différent. Je ne dormais pas bien avant les quarts, les demies, encore moins avant la finale. C’était extrêmement stressant. »

Quatre ans plus tard, l’approche a changé.

« Ici, j’arrivais à bien dormir. Et c’est très important. Avec l’expérience, tu ressens toujours des émotions, tu veux gagner, mais c’est différent. »

Une phrase résume tout : « Qu’est-ce qui peut vraiment se passer de pire ? Tu perds, et tu rejoues la semaine suivante. »

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