Après son abandon au premier tour de l’Open d’Australie face à Nuno Borges, Félix Auger-Aliassime avait quitté Melbourne sur une note frustrante. À Montpellier, le Canadien assure toutefois avoir tourné la page sur cet épisode et se dit pleinement opérationnel.
« Je suis à 100 % là depuis mon retour à la maison. Je me suis bien entraîné. Depuis que je suis arrivé ici, tout se passe bien, donc croisons les doigts pour que ça continue comme ça. J’ai eu des crampes sur le match en Australie, tout simplement », a-t-il déclaré.
S’il reconnaît que des analyses sont encore en cours pour comprendre pourquoi cela est arrivé si tôt dans le tournoi, Auger-Aliassime se veut rassurant sur son état général : « On a quelques pistes, mais sinon je vais bien dans la globalité. »
Montpellier, une opportunité pour vraiment commencer la saison
Initialement inscrit dans une logique de programmation tournée vers les grands rendez-vous, le Canadien explique pourquoi Montpellier est devenu une étape importante après son passage manqué en Australie : « Cette année, l’objectif était de bien me préparer pour les plus gros tournois, de bien performer et d’avoir du temps de repos entre ces tournois. Ça ne s’est pas passé comme je voulais en Australie, loin de là. »
Sans avoir réellement pu lancer sa saison, Félix Auger-Aliassime voit dans ce tournoi de Montpellier une occasion de repartir sur de bonnes bases : « Finalement, je n’ai pas vraiment entamé ma saison puisque j’ai joué des matchs que je n’ai pas finis. Montpellier, c’est une occasion de vraiment commencer l’année, de jouer des matchs, en espérant aller jusqu’au bout, mais surtout de finir un match comme il faut. »
Les crampes, un épisode à part
Interrogé sur la recrudescence des crampes observée chez plusieurs joueurs en Australie, Auger-Aliassime fait la part des choses entre un phénomène global et sa propre situation : « C’est normal de voir des joueurs comme Carlos ou Jannik avoir des crampes à certains moments, avec les conditions climatiques, les émotions et l’intensité du tennis d’aujourd’hui. »
Mais pour lui, le timing de cet épisode reste inhabituel : « De mon côté, c’était quand même une anomalie que ça se passe comme ça. Ça ne m’a pas nécessairement rassuré, mais ça a continué mes réflexions pour savoir comment je peux être meilleur. »
Djokovic, une source d’inspiration
Félix Auger-Aliassime n’a pas caché son admiration pour Novak Djokovic, impressionnant à l’Open d’Australie malgré son âge et les obstacles récents : « C’est le meilleur joueur de tous les temps. Ce qui est impressionnant chez lui, ce n’est pas seulement son niveau de jeu, mais sa résilience. Revenir après des défaites, se préparer, attendre le prochain Grand Chelem pendant des mois… »
Pour le Canadien, c’est cette capacité à durer qui force le respect : « Sa passion encore pour le sport, sa capacité à rester en forme et motivé, c’est un exemple pour nous tous. Il n’est pas allé jusqu’au bout, mais c’est un très grand exemple. »
De belles ambitions pour 2026
Cinquième mondial en fin de saison passée, Auger-Aliassime aborde 2026 avec ambition, tout en restant mesuré : « J’ai toujours eu de très grandes ambitions, mais je gagne en maturité, en confiance profonde, pas juste sur le moment. »
Le Canadien espère faire encore mieux : « Une cinquième place mondiale, c’est très beau, mais j’espère toujours aller un peu plus haut. »
Il sait cependant que la clé reste la continuité et la santé : « La saison commence tout juste. J’espère être en santé le plus souvent possible, et si c’est le cas, beaucoup de choses sont à ma portée. »
À Montpellier, Félix Auger-Aliassime espère désormais transformer ces intentions en actes, pour enfin lancer sa saison sur de bonnes bases. Il affrontera, ce jeudi, le vainqueur du match entre Stan Wawrinka et Hamad Medjedovic.