Il y a des victoires qui comptent plus que les autres. Celle de Flavio Cobolli à Acapulco en fait clairement partie. L’Italien qui ne comptait que quatre succès avant le tournoi mexicain a lancé sa saison ce dimanche en glanant son troisième titre en carrière.
Opposé à Frances Tiafoe en finale, l’Italien de 23 ans a livré un match solide pour s’imposer en deux sets (7-6, 6-4) après 2h09 de jeu. Un succès qui lui permet non seulement de lancer sa saison 2026, mais aussi de franchir un cap dans sa jeune carrière.
Solide comme un roc
Dans une rencontre globalement équilibrée, Cobolli a fait la différence là où ça compte. Aucun break dans le premier set, mais un tie-break parfaitement négocié, où l’Italien a su inverser la tendance après un début compliqué.
Plus tranchant ensuite, il a pris l’ascendant dans la deuxième manche, malgré un passage à vide avec un break concédé à 4-4. Sans paniquer, il a immédiatement repris le service de son adversaire avant de conclure sur sa mise en jeu. Avec 10 aces et plus de 70% de points gagnés derrière sa première balle, Cobolli a affiché une solidité impressionnante dans les moments chauds pour s’imposer 7-6, 6-4.
Ce titre arrive au moment parfait pour l’Italien, qui restait sur un début d’année discret. À Acapulco, il a retrouvé son niveau et surtout sa confiance : « Je pense que je le mérite pour la façon dont je travaille en dehors du court. Après les défaites, je retourne travailler et je suis très fier de moi aujourd’hui. » Une victoire référence, d’autant plus marquante qu’il n’avait jamais battu Tiafoe avant cette finale.
Un palier franchi pour Cobolli
Au-delà du résultat, c’est aussi l’émotion qui a marqué cette victoire. Sacré dans un ATP 500 pour la deuxième fois, Cobolli a savouré : « Quand j’étais enfant, je rêvais de ce moment. Jouer sur ce court, avec ce public… Je suis très fier, pas seulement pour moi, mais aussi pour mon équipe et ma famille. »
Déjà titré à Hambourg et Bucarest en 2025, Cobolli confirme qu’il s’installe durablement parmi les meilleurs joueurs. Grâce à ce succès, il grimpera à la 15e place mondiale, le meilleur classement de sa carrière.
Finaliste malheureux, Frances Tiafoe pourra nourrir quelques regrets. L’Américain qui avait sauvé deux balles de match en demi-finale, a eu quelques opportunités notamment dans la deuxième manche. Mais trop irrégulier dans les moments clés, il n’a pas réussi à faire douter durablement Flavio Cobolli. Malgré la déception, cette finale confirme tout de même sa bonne dynamique sur dur et son retour en forme après un début de saison en dents de scie. Au Mexique, Tiafoe a gagné six places et occupera le 22e rang mondial ce lundi.