Après une tournée américaine particulièrement réussie, conclue par un quart de finale à Indian Wells et une demi-finale à Miami, Arthur Fils a fait le choix de déclarer forfait pour le Masters 1000 de Monte-Carlo la semaine dernière.
Une décision mûrement réfléchie, comme il l’a expliqué dans des propos rapportés par le média espagnol Punto de Break, afin d’aborder la saison sur terre battue dans les meilleures conditions.
Le Français lancera sa campagne sur ocre cette semaine à l’ATP 500 de Barcelone, où il affrontera son compatriote Terence Atmane au premier tour, avec une partie de tableau abordable.
🚨 VACHEROT FORFAIT À BARCELONE !
Après sa demi-finale à Monte-Carlo, Valentin Vacherot se retire du tournoi ATP 500 de Barcelone la semaine prochaine. ❌
⚠️ Changement dans le tableau : Arthur Fils passe tête de série 9 et affrontera Terence Atmane au premier tour. 🇫🇷 pic.twitter.com/J50Yp7KttU
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) April 12, 2026
Un forfait par précaution pour Monte-Carlo
Arthur Fils a justifié son absence à Monte-Carlo par un manque de préparation et la nécessité de consulter un médecin après l’enchaînement des tournois américains.
« J’ai très bien joué lors de la tournée américaine, surtout à Miami. Après la demi-finale, nous avons décidé qu’il valait peut-être mieux sauter Monte-Carlo pour nous préparer à 100 % pour la saison sur terre battue. Je n’avais que deux ou trois jours pour me préparer, il n’y avait aucune possibilité réelle de rivaliser », a-t-il déclaré.
Le joueur de 21 ans a également évoqué un passage médical prévu à Munich, qui a renforcé cette décision : « Je devais surtout aller à Munich pour voir un médecin et vérifier que tout allait bien, puis revenir. Nous avons donc pensé qu’il valait mieux prendre un peu de temps, faire une semaine ou dix jours d’entraînements intensifs et être prêt pour jouer ici. J’ai consulté le médecin et tout est parfait. »
Désormais pleinement concentré sur la terre battue, Arthur Fils espère confirmer les bonnes sensations ressenties l’an dernier sur cette surface : « J’espère jouer aussi bien que l’année dernière, voire mieux si possible. Et ne pas disputer des matches aussi longs que le dernier que j’ai joué, parce que quatre heures et demie, c’était assez long. Si je peux faire de grands matches, mais un peu plus courts, je signe tout de suite. »
Une préparation intense
Pour réussir sa transition vers l’ocre, le Français a mis l’accent sur le travail physique et le déplacement sur le court, essentiels sur cette surface plus exigeante : « Depuis dix jours, nous travaillons énormément les déplacements. Sur dur, tout va très vite, alors que la terre battue est différente, avec des échanges plus longs, très intenses et physiques. J’ai dû retravailler le cardio pour être capable de jouer de longs rallies à chaque point. »
Cette préparation s’est traduite par un volume d’entraînement particulièrement conséquent : « Je fais beaucoup d’heures. Aujourd’hui, par exemple, nous avons peut-être passé trois heures et demie ou quatre heures sur le court, puis encore du travail en salle. Mais c’était presque le jour le plus facile de la semaine, car les autres jours, nous enchaînions de 9 heures du matin jusqu’à 15 heures sans pause. »
Conscient que son coup droit est désormais bien identifié par ses adversaires, Arthur Fils souhaite enrichir son registre tactique sur terre battue : « Sur terre, je peux toujours utiliser mon coup droit, mais j’essaie de monter davantage au filet, d’utiliser le service-volée et les amorties. Tout le monde m’attend sur mon coup droit, donc si je peux varier et changer un peu mes schémas, cela peut devenir très intéressant. »
Une collaboration positive avec Goran Ivanisevic
Le Français s’est également montré enthousiaste quant à sa collaboration avec Goran Ivanisevic, dont l’approche mêle exigence et bonne humeur : « C’est très amusant de travailler avec lui. Il a énormément de conseils à me donner, toujours de manière positive et aussi amusante. Par exemple, aujourd’hui, j’ai raté une amortie et il m’a dit : “Le problème n’est pas que tu l’aies ratée, c’est qu’elle était vraiment laide.” Nous en avons ri, et c’est très agréable de travailler dans cette ambiance. »
Fort de ses excellents résultats aux États-Unis, Arthur Fils aborde ce début de saison sur terre battue avec confiance et sans pression particulière : « Je sais que je joue un très bon tennis, à un niveau élevé. J’arrive maintenant sur la terre battue, une surface que j’aime beaucoup. C’est mon premier tournoi ici, donc il n’y a pas de pression. Je vais simplement essayer de jouer quelques bons matches et, si je peux aller loin dans le tournoi, je ferai tout pour y parvenir. »