US Open : Rybakina sacrée malgré une blessure inquiétante, « Je n’ai pas touché une raquette pendant sept jours »

Sacrée à l’US Open après sa victoire contre Aryna Sabalenka (6-4, 5-7, 6-2), Elena Rybakina a conclu une quinzaine exceptionnelle en décrochant son troisième titre du Grand Chelem et la place de n°1 mondiale. Un accomplissement d’autant plus remarquable que la Kazakhstanaise ne savait même pas, quelques jours avant le tournoi, dans quel état physique elle pourrait se présenter à New York.
Elena Rybakina en conférence de presse après son titre à l'US Open (Julian Finney/Getty Images) Elena Rybakina en conférence de presse après son titre à l'US Open (Julian Finney/Getty Images)
Elena Rybakina en conférence de presse après son titre à l'US Open (Julian Finney/Getty Images)

Elena Rybakina a tout remporté à New York en domptant Aryna Sabalenka.

Son premier US Open, son troisième Grand Chelem et, dès lundi, la première place mondiale. Pourtant, 23 jours plus tôt, la Kazakhstanaise avait dû abandonner à Cincinnati en raison d’une blessure et ignorait encore ce que les semaines suivantes lui réserveraient.

« L’IRM n’était pas très bonne »

Elena Rybakina ne cache pas avoir traversé une période particulièrement difficile avant le début de l’US Open.

« Ce n’était clairement pas la meilleure période, parce que j’étais vraiment contrariée. Je ne savais pas comment cela allait évoluer jour après jour. »

Une fois arrivée à New York, les premiers examens n’ont pas immédiatement rassuré son équipe.

« Nous sommes arrivés à New York, nous avons fait une IRM. Elle n’était pas très bonne. Nous avons dû parler avec beaucoup de médecins pour avoir leur avis sur ce que nous devions faire. »

La future n°1 mondiale a finalement suivi un programme très précis avec son équipe. Pendant une semaine entière, pas de tennis.

« Pendant sept jours, je faisais simplement des allers-retours entre ma chambre d’hôtel et la salle de sport. J’y passais trois heures, avec beaucoup de récupération et de traitements. »

Elle raconte également avoir profité de quelques sorties pour essayer de penser à autre chose. Le reste du temps était consacré à sa récupération.

« J’ai continué à travailler, mais malheureusement pas sur le court. »

« Je me suis dit que je pouvais encore le faire »

Cette incertitude physique n’a pas empêché Rybakina d’arriver jusqu’en finale, où elle a dû gérer une nouvelle situation compliquée. Après avoir remporté le premier set contre Sabalenka, elle a vu la double tenante du titre arracher la deuxième manche 7-5.

Mais Rybakina affirme avoir immédiatement retrouvé une idée simple.

« Dans le troisième set, je me suis dit que je pouvais encore le faire. Je devais me concentrer sur mon service et prendre un peu plus de risques lorsque j’en avais l’occasion. »

La Kazakhstanaise a alors pris le contrôle de la manche décisive pour s’imposer 6-2. Même le dernier jeu n’a pourtant rien eu de tranquille. Deux doubles fautes ont témoigné de la pression du moment.

« Bien sûr, il y avait de la pression. Il y avait des nerfs. C’était difficile de rester concentrée. »

Face à Sabalenka, elle savait surtout qu’elle ne pouvait pas attendre une erreur adverse.

« Je savais qu’en face il y avait une grande joueuse, qu’elle pouvait tenter ses coups et que je devais vraiment gagner le match moi-même. »

US Open et n°1 mondiale en même temps

Ce titre intervient alors que Rybakina était déjà assurée de devenir n°1 mondiale lundi.

Elle reconnaît que réussir les deux simultanément rend le moment encore plus particulier.

« Ce sera très différent de se réveiller le lendemain matin en sachant que vous venez de gagner l’US Open et d’atteindre la place de n°1 mondiale. »

Après plusieurs semaines de routines, de travail et de tension, elle évoque également un sentiment de libération.

« C’est une sorte de soulagement, parce que vous faites toutes ces routines pendant deux ou trois semaines. Il y a beaucoup de travail, beaucoup de nerfs aussi. »

Et malgré son calme habituel, même Rybakina peine encore à mesurer pleinement ce qu’elle vient d’accomplir.

« C’est incroyable. C’est encore tellement difficile de réaliser ce qui s’est passé. Il y a eu tellement d’accomplissements ces dernières semaines. »

« Le travail n’est jamais terminé »

Après Wimbledon 2022, l’Open d’Australie 2026 et désormais l’US Open, il ne manque plus à Rybakina que Roland-Garros pour compléter le Grand Chelem en carrière.

Interrogée sur cette possibilité en 2027, elle préfère toutefois fixer une priorité différente.

« La priorité principale, comme je l’ai déjà dit, parce que je ne rajeunis pas, est d’essayer de rester en bonne santé et de choisir correctement mon calendrier et mon processus d’entraînement. »

Les plus grands tournois restent évidemment ses principaux objectifs. Mais après cette saison exceptionnelle, elle refuse déjà de considérer le travail comme terminé.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire. Le travail n’est jamais terminé, pour être honnête. »

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