Paula Badosa se confie : « Des voix négatives hantent mon esprit »

Le tennis est parfois une prison dorée. Alors qu’elle tente de revenir après des mois de galère physique, Paula Badosa a partagé un témoignage d’une rare vulnérabilité. Entre une lettre ouverte sur les réseaux sociaux et une interview confession au micro d’El Larguero, l’Espagnole de 28 ans a révélé l’ampleur de la bataille mentale qu’elle mène contre ses propres démons alors que la saison sur terre battue pointe le bout de son nez
Paula Badosa se confie sur sa carrière (Getty Images) Paula Badosa se confie sur sa carrière (Getty Images)
Paula Badosa se confie sur sa carrière (Getty Images)

Depuis que les blessures au dos ont freiné son ascension en 2023, l’ancienne numéro 2 mondiale vit un véritable exercice de survie sur le circuit.

La peur, sa plus grande rivale

Au-delà des adversaires de l’autre côté du filet, Paula Badosa lutte contre ses propres pensées parasites :

  • Un dialogue interne toxique : « Il y a beaucoup de voix dans ma tête qui ne devraient pas être là : « Et si je n’y arrive pas ? », « Et si je me blesse à nouveau ? ». C’est un combat constant », a-t-elle avoué.

  • L’acceptation du négatif : Lucide, elle admet qu’en ce moment, « la voix négative gagne plus souvent », mais qu’elle travaille avec des spécialistes pour laisser la positivité reprendre le dessus.

La douleur du déclassement

Retombée au-delà de la 100e place mondiale, Badosa souffre de ne plus pouvoir s’aligner sur les tournois qu’elle dominait autrefois :

  • Un niveau de jeu intact : « C’est dur à accepter car ce n’est pas dû à mon niveau de tennis, mais au fait que ce que j’avais il y a six mois m’a été enlevé par mon corps ».

  • Le contraste entraînement/match : Elle confie jouer « très bien » à l’entraînement, mais voir son tennis s’effondrer en compétition dès que la tension mentale prend le dessus.

L’espoir de la terre battue

Malgré ce tableau sombre, l‘Espagnole garde une lueur d’espoir pour les semaines à venir :

  • Surface de cœur : « J’ai hâte de commencer la saison sur terre battue, j’adore cette surface ».

  • Prendre son mal en patience : Pour elle, le chemin du retour impose parfois de « faire quelques pas en arrière pour en faire ensuite beaucoup vers l’avant ».

« Si je peux aider un garçon ou une fille qui traverse la même chose en montrant que même moi, je passe par là, alors ça en vaut la peine. »Paula Badosa.

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