Depuis que les blessures au dos ont freiné son ascension en 2023, l’ancienne numéro 2 mondiale vit un véritable exercice de survie sur le circuit.
La peur, sa plus grande rivale
Au-delà des adversaires de l’autre côté du filet, Paula Badosa lutte contre ses propres pensées parasites :
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Un dialogue interne toxique : « Il y a beaucoup de voix dans ma tête qui ne devraient pas être là : « Et si je n’y arrive pas ? », « Et si je me blesse à nouveau ? ». C’est un combat constant », a-t-elle avoué.
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L’acceptation du négatif : Lucide, elle admet qu’en ce moment, « la voix négative gagne plus souvent », mais qu’elle travaille avec des spécialistes pour laisser la positivité reprendre le dessus.
Suite à son abandon au troisième tour du WTA 1000 de Pékin, Paula Badosa met un terme à sa saison 🤕:
« Peu importe les obstacles qui se dresseront sur ma route, je continuerai à me battre et je trouverai toujours le chemin pour revenir. On se voit en 2026. » pic.twitter.com/2KueDT3Yi6
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) September 30, 2025
La douleur du déclassement
Retombée au-delà de la 100e place mondiale, Badosa souffre de ne plus pouvoir s’aligner sur les tournois qu’elle dominait autrefois :
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Un niveau de jeu intact : « C’est dur à accepter car ce n’est pas dû à mon niveau de tennis, mais au fait que ce que j’avais il y a six mois m’a été enlevé par mon corps ».
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Le contraste entraînement/match : Elle confie jouer « très bien » à l’entraînement, mais voir son tennis s’effondrer en compétition dès que la tension mentale prend le dessus.
L’espoir de la terre battue
Malgré ce tableau sombre, l‘Espagnole garde une lueur d’espoir pour les semaines à venir :
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Surface de cœur : « J’ai hâte de commencer la saison sur terre battue, j’adore cette surface ».
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Prendre son mal en patience : Pour elle, le chemin du retour impose parfois de « faire quelques pas en arrière pour en faire ensuite beaucoup vers l’avant ».
« Si je peux aider un garçon ou une fille qui traverse la même chose en montrant que même moi, je passe par là, alors ça en vaut la peine. » — Paula Badosa.