Advertisement

Cofondée par Novak Djokovic, la PTPA attaque les instances du tennis en justice

La PTPA, soutenue par plusieurs joueurs et joueuses, a lancé des actions en justice contre l’ATP, la WTA et d’autres instances du tennis, les accusant de pratiques anticoncurrentielles et d’exploitation des joueurs.
Novak Djokovic et Nick Kyrgios en double au tournoi ATP 250 de Brisbane (Getty Images) Novak Djokovic et Nick Kyrgios en double au tournoi ATP 250 de Brisbane (Getty Images)
Novak Djokovic et Nick Kyrgios en double au tournoi ATP 250 de Brisbane (Getty Images)

Ce mardi 18 mars 2025, la Professional Tennis Players Association (PTPA), cofondée par Novak Djokovic et Vasek Pospisil, a initié des actions en justice contre les principales instances dirigeantes du tennis : l’Association of Tennis Professionals (ATP), la Women’s Tennis Association (WTA), la Fédération Internationale de Tennis (ITF) et l’International Tennis Integrity Agency (ITIA).

La PTPA dénonce les pratiques des instances dirigeantes

Ces actions légales, soutenues publiquement par plus d’une douzaine de joueurs professionnels, dont Nick Kyrgios et Sorana Cirstea, accusent ces organisations de pratiques anticoncurrentielles, d’exploitation des joueurs et de négligence envers leur bien-être.

« Le tennis est en ruine », selon Ahmad Nassar, directeur exécutif de la PTPA. Il ajoute : « Derrière le vernis glamour du sport, les joueurs sont pris au piège d’un système injuste qui exploite leur talent, réduit leurs revenus et met en danger leur santé et leur sécurité. Nous avons épuisé toutes les options de réforme par le dialogue, et les instances dirigeantes ne nous ont laissé d’autre choix que de demander des comptes devant les tribunaux. »

La PTPA qualifie les instances dirigeantes du tennis de « cartel » appliquant un certain nombre de restrictions draconiennes et abusives. Parmi ces pratiques, elle dénonce ainsi le plafonnement secret des gains à des niveaux artificiellement bas. Elle met en avant l’exemple d’Indian Wells, où le propriétaire du tournoi s’est vu refuser l’augmentation du prize-money en raison des réglementations de l’ATP et de la WTA.

Dans un document de 163 pages, dont The Guardian a obtenu une copie, de nombreux griefs sont minutieusement détaillés. Parmi eux figurent les calendriers surchargés, la violation du droit à la vie privée ainsi que le système antidopage. L’association évoque également des suspensions appliquées sans procédure régulière. L’affaire Jannik Sinner est notamment mise en avant pour critiquer le manque de cohérence de l’ITIA.

Réponse immédiate de l’ATP et la WTA

En réponse, l’ATP a publié une déclaration rejetant fermement les allégations de la PTPA, les qualifiant de « totalement infondées ». L’ATP souligne son rôle dans la croissance mondiale du tennis, mettant en avant des augmentations significatives des rémunérations, une transparence financière et des programmes assurant une sécurité financière sans précédent pour les joueurs.

« Alors que l’ATP s’est attachée à mettre en place des réformes bénéfiques aux joueurs à tous les niveaux, la PTPA a systématiquement privilégié la division et la diversion par la désinformation plutôt que le progrès. Cinq ans après sa création en 2020, la PTPA peine à s’imposer comme un acteur significatif du tennis, ce qui explique sa décision d’engager une action en justice », déclare l’ATP dans son communiqué.

La WTA a également réagi au cours de la journée : « La décision de la PTPA est à la fois regrettable et malavisée. La WTA est une organisation à but non lucratif, composée de membres, dont la mission est de promouvoir le tennis féminin. Les joueuses de la WTA ont une voix essentielle et influente dans la gouvernance de la WTA. Chaque décision prend en compte la contribution des joueuses et les athlètes bénéficient de récompenses financières substantielles et d’autres avantages liés à leur participation à la WTA. »

Ces actions en justice matérialisent les grandes tensions entre les athlètes et les instances du sport. En cas de succès, elles pourraient notamment entraîner des changements majeurs dans la gouvernance du tennis professionnel.

View Comments (1) View Comments (1)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article précédent
À Miami, Alexander Zverev compte bien prendre sa revanche.

À Miami, Alexander Zverev compte bien prendre sa revanche

Article suivant
Naomi Osaka lors de sa victoire au premier tour du WTA 1000 de Miami. (Getty Images)

Naomi Osaka renversante au premier tour à Miami