Trois mois d’arrêt, un retour remarqué à Rome… et une étiquette de favori malgré lui. Jannik Sinner, numéro 1 mondial, arrive à Roland-Garros 2025 entre prudence et ambition. En conférence de presse, l’Italien a livré un discours mesuré, lucide sur son niveau physique, et déterminé à construire son tournoi pas à pas.
« Les miracles n’existent pas »
Sinner n’a disputé que quelques rencontres depuis sa blessure, mais il a déjà atteint la finale à Rome. Pourtant, pas question de fanfaronner. Il reconnaît avoir encore du travail à faire sur le plan physique et mental, notamment pour maintenir une intensité constante : « Les matches en cinq sets seront un vrai défi. Je vais voir comment mon corps réagit. Les entraînements, ce n’est pas pareil que les matchs. »
Il sait que les tournois du Grand Chelem sont un monde à part : exigence mentale, gestion de l’énergie, constance… Sinner avance sans pression, en construisant match après match : « Revenir après trois mois et atteindre la finale, c’est un beau bonus. Mais Roland-Garros, c’est une autre histoire. »
Statistiques et instinct : le duo gagnant
Très analytique, Sinner révèle avoir travaillé à partir des données statistiques de ses premiers matchs pour évaluer son niveau réel : « Les chiffres m’ont beaucoup aidé après trois mois sans repères. On a comparé avec Monte-Carlo 2023, ça nous a permis d’élargir notre vision. »
Mais il ne renie pas pour autant l’instinct du joueur, essentiel dans les moments-clés.

Son regard sur Nadal : un hommage sincère
Alors que Rafael Nadal s’apprête à recevoir un hommage dimanche, Sinner a eu des mots très forts pour l’Espagnol : « Il connaît mieux cette terre que quiconque. Il mérite un hommage incroyable. C’est un modèle d’humilité et de grandeur. »
L’Italien a souvent eu la chance de s’entraîner avec Nadal, et n’hésite pas à dire qu’il fait partie de ceux qui l’ont inspiré dans sa construction.
Une ambiance hostile ? Pas un problème
Opposé à des Français en début de tournoi, Sinner s’attend à une ambiance tendue… mais sans animosité : « Ce sera comme à l’US Open pour un Américain ou à Rome pour moi. Le public soutient ses joueurs, c’est normal. Je sais à quoi m’attendre. »
Sinner version Youtube : « Je ne suis pas une machine »
Enfin, Jannik Sinner revient sur une information, il a lancé sa propre chaîne YouTube, avec un objectif clair : « Je veux montrer qui je suis en dehors du court. J’adore rigoler, je ne suis pas qu’un gars sérieux. »
Ce projet vise à rapprocher le public du joueur, en montrant les coulisses de sa vie, ses routines, et sa personnalité.