Le tennis aime raconter que “tout recommence” en janvier. Le classement, lui, raconte autre chose : tout se mesure.
Le système WTA fonctionne sur 52 semaines glissantes. Donc au moment où la tournée australienne démarre, les points engrangés au même moment l’an passé disparaissent… et chaque joueuse doit les récupérer (ou accepter de les perdre). Résultat : deux athlètes peuvent réaliser un “bon” mois de janvier, mais l’une grimpe et l’autre recule simplement parce qu’elles n’a pas la même ardoise à payer.
La hiérarchie de départ (fin 2025)
Top 10 WTA à la clôture 2025 :
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Sabalenka : 10 870
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Swiatek : 8 395
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Gauff : 6 763
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Anisimova : 6 287
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Rybakina : 5 850
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Pegula : 5 583
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Keys : 4 335
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Paolini : 4 325
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Andreeva : 4 319
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Alexandrova : 3 375
Sabalenka possède 2 475 points d’avance sur Swiatek, qui a elle-même 1 632 points d’avance sur Gauff : autrement dit, tout indique que le top 2 est relativement protégé jusqu’après l’Open d’Australie… mais derrière, janvier peut déjà remodeler le paysage.
Qui défend quoi en janvier ?
Voici les points “à risque” annoncés pour janvier 2026 (United Cup + tournois de préparation + Open d’Australie), avec le contexte qui va avec.
| Joueuse | Points à défendre en janvier | Pourquoi ça pèse |
|---|---|---|
| Madison Keys | 2 554 | Championne à l’AO (2 000) + titre à Adélaïde (500) + points Auckland (54) |
| Aryna Sabalenka | 1 800 | Titre à Brisbane (500) + finaliste à l’AO (1 300) |
| Iga Swiatek | 1 105 | Finale United Cup (325) + demi-finale AO (780) |
| Coco Gauff | 930 | United Cup parfaite (500) + quart AO (430) |
| Jessica Pegula | 455 | Finale Adélaïde (325) + 3e tour AO (130) |
| Elena Rybakina | 390 | United Cup (150) + points AO (240) |
| Amanda Anisimova | 125 | Début 2025 discret : Auckland (1) + Hobart (54) + AO (70) |
1) Keys et Sabalenka : deux têtes d’affiche, deux types de pression
Keys est celle qui marche sur la corde raide : défendre 2 554 points, c’est énorme pour une joueuse classée 7e. La moindre sortie prématurée à Adélaïde ou à Melbourne n’est pas juste “un mauvais tournoi” : c’est un choc direct sur son rang.
Sabalenka, elle, a une pression différente : elle est numéro 1, donc elle a une marge, mais elle arrive avec une double obligation symbolique Brisbane (500 points) et une finale à défendre à Melbourne (1 300 points). Son mois de janvier 2026, c’est simple : soit elle confirme son statut, soit elle ouvre une fenêtre à Swiatek… même sans être “mauvaise”.
2) Swiatek et Gauff : pas en danger immédiat, mais pas sans enjeu
Swiatek (1 105) et Gauff (930) n’ont pas la plus lourde facture, mais elles ont un levier évident : elles peuvent faire mieux. Gauff, par exemple, sait qu’une marche de plus à l’AO (finale, voire le titre) transforme immédiatement l’équation.
3) Le “vrai” spot à surveiller : celles qui ont peu à perdre
C’est là que janvier devient intéressant : Anisimova n’a que 125 points à défendre. Dans une logique de classement, c’est une position confortable : chaque victoire est quasiment du “bonus net”. Si son niveau suit, elle a la meilleure configuration possible pour attaquer 2026.
Rybakina et Pegula sont aussi relativement bien placées : leurs points à défendre restent contenus, donc un bon parcours à Brisbane/Adélaïde/Melbourne peut vite compter.