Impérial en finale du Masters 1000 de Madrid face à Alexander Zverev (6-1, 6-2), Jannik Sinner a marqué un peu plus l’histoire du tennis en devenant le premier joueur à remporter cinq Masters 1000 consécutifs. En conférence de presse, l’Italien est revenu sur cette performance exceptionnelle.
À peine sacré, l’Italien refuse déjà de se projeter. Il préfère savourer l’instant présent.
S’il confirme être en bonne condition physique, il reste prudent : « Maintenant, je veux juste profiter. Je ne veux pas penser au futur. Il n’y a aucune raison de ne pas jouer Rome, mais en même temps, je veux récupérer, surtout mentalement. »
Jannik Sinner devient le premier joueur italien à remporter le titre à Madrid. 🔥🇮🇹
🏆 Indian Wells
🏆 Miami
🏆 Monte-Carlo
🏆 Madrid
⏳ Rome
🏆 Canada
🏆 Cincinnati
🏆 Shanghai
🏆 ParisIl ne manque plus qu’un Masters 1000 à son palmarès à 24 ans. 😱 pic.twitter.com/Nn8ACP5LUz
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) May 3, 2026
Une domination… qu’il refuse d’assumer
Alors que l’écart avec le reste du circuit semble se creuser, Sinner refuse toute comparaison. Après la déclaration d’Alexander Zverev qui avait assuré qu’un immense écart existait entre le n°1 mondial et le reste du circuit, Sinner tempère immédiatement : « C’est difficile à dire. Parfois vous avez de bons jours, parfois non. »
Avant de rappeler sa philosophie : « Je ne me compare pas aux autres joueurs. J’essaie juste d’être la meilleure version de moi-même. »
Sinner refuse aussi de désigner un rival unique ou une hiérarchie figée. Il souligne la difficulté du circuit : « Les choses peuvent changer très vite. Il y a énormément de grands joueurs. »
Et insiste sur la nécessité de rester vigilant : « Si vous baissez un peu votre niveau, les autres reviennent très vite. »
Des records… mais pas une obsession
Interrogé sur sa série exceptionnelle avec 23 victoires consécutives dont 28 en Masters 1000, l’Italien coupe court à toute projection : « Non, ne pas perdre un match jusqu’à la fin de saison, ce n’est pas possible. Ça ne sert à rien d’en parler. »
Avec cinq Masters 1000 consécutifs, Sinner entre dans une nouvelle dimension. Mais il garde du recul : « Ça signifie beaucoup… mais je ne joue pas pour les records. Je joue pour moi, pour mon équipe, pour ma famille. »
Avant de rappeler l’ampleur du travail fourni : « Il y a énormément de discipline et de sacrifices derrière tout ça. »