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Amanda Anisimova sacrée au WTA 1000 de Doha

À 23 ans, Amanda Anisimova a décroché le plus grand titre de sa carrière en remportant le WTA 1000 de Doha. Auteur d’une semaine parfaite, l’Américaine a notamment éliminé cinq membres du TOP 30. En finale, elle a triomphé de la lauréate de Roland-Garros 2017, Jelena Ostapenko.
Amanda Anisimova tentera de défendre son titre à Doha. (Getty Images) Amanda Anisimova tentera de défendre son titre à Doha. (Getty Images)
Amanda Anisimova tentera de défendre son titre à Doha. (Getty Images)

Depuis son plus jeune âge, Amanda Anisimova était promise à un grand avenir tennistique. Gagnante de l’US Open chez les juniors en 2017, lauréate de son premier titre WTA et demi-finaliste de Roland-Garros en 2019 à 17 ans, l’Américaine a traversé des épreuves difficiles au cours de sa jeune carrière avant de décrocher ce titre au Qatar. Parmi ces épreuves, le décès subit de son père, qui était également son entraîneur, alors qu’elle n’avait que 17 ans, ainsi que les problèmes de santé mentale qui l’ont contrainte à s’arrêter pendant 9 mois en 2023.  Anisimova revient de loin, mais c’est bien elle, ce samedi, qui s’est effondrée de joie après un 13e revers gagnant.

Finale maîtrisée par Anisimova, ratée par Ostapenko

On s’attendait à une finale explosive, avec une pluie de coups gagnants et de fautes directes entre deux des plus puissantes frappeuses du circuit. Et effectivement, on n’a pas été déçu. Avec 26 coups gagnants pour 27 fautes directes en seulement deux sets, l’Américaine a montré plus de solidité que son adversaire. Anisimova a livré un match presque parfait, servant bien dans l’ensemble et négociant habilement ses jeux de retour, se créant un total de 12 balles de break, bien aidée par les 10 doubles fautes d’Ostapenko.

Une finale ratée par la Lettone, pourtant en pleine confiance après avoir infligé un cinglant 6-3, 6-1 à la n°2 mondiale et triple championne en titre, Iga Swiatek, qu’elle a battue pour la 5e fois en autant de confrontations. Finaliste à Doha en 2016, Ostapenko a une nouvelle fois vu le titre lui échapper. Bien moins incisive que lors de ses matchs précédents, elle n’a obtenu que 4 balles de break et n’a breaké Anisimova que deux fois, alors qu’elle avait l’habitude de prendre le service de son adversaire au moins cinq fois par match cette semaine.

Une finale en demi-teinte, où une joueuse a été clairement supérieure du premier au dernier point, sans que son adversaire ne la mette vraiment en difficulté.

Parcours du combattant pour décrocher son troisième titre

Pour soulever son troisième trophée en carrière, le plus prestigieux après avoir uniquement gagné en catégorie 250, Amanda Anisimova n’est pas passée par une longue route tranquille. L’Américaine a dû battre cinq membres du TOP 30, une joueuse du TOP 10 et deux anciennes championnes de Grand Chelem pour inscrire son nom au palmarès du WTA 1000 de Doha.

Dès le premier tour, elle s’est imposée contre l’ancienne double lauréate de l’Open d’Australie et ex-n°1 mondiale, Victoria Azarenka. Anisimova l’a logiquement dominée en deux sets, 6-3, 7-5. Au second tour, elle a éliminé en deux sets la numéro 9 mondiale et récente demi-finaliste du Grand Chelem australien, Paula Badosa. En huitième de finale, elle a facilement pris le dessus sur Leylah Fernandez, 6-3, 6-0.

Le match le plus difficile de son parcours a eu lieu contre Marta Kostyuk en quart de finale. Après avoir mené de deux breaks dans le premier set, Anisimova a perdu cinq jeux d’affilée et concédé la première manche 6-4. Mais l’Américaine a su réagir, revenant pour s’imposer en trois sets, 4-6, 7-5, 6-4. En demi-finale, elle a mis fin à la série de huit victoires consécutives d’Ekaterina Alexandrova, tombeuse d’Aryna Sabalenka, la dominant sans difficulté, 6-3, 6-3.

En finale face à Jelena Ostapenko, Anisimova a montré toute sa maîtrise, s’imposant avec autorité pour décrocher son premier titre en WTA 1000, un accomplissement majeur dans sa carrière, elle qui avait déjà perdu une finale dans cette catégorie à Toronto en 2024. Ce sacre lui permet également, d’obtenir son meilleur classement, à la 18e place mondiale.

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