Battre Stan Wawrinka aujourd’hui, c’est gagner bien plus qu’un match. C’est faire face à un homme qui a tout connu dans le tennis, mais dont la passion n’a pas faibli. Ce lundi 7 avril, le Suisse s’est incliné dès le premier tour du Masters 1000 de Monte-Carlo face à Alejandro Tabilo, malgré un excellent premier set. Pourtant, au lieu d’évoquer la fin, il parle d’envie, de combat et de ce qu’il lui reste encore à donner.
Ce qui le pousse à continuer
Stan Wawrinka ne joue plus pour les trophées. Il joue pour ce qui l’a toujours animé : le plaisir du jeu.
« C’est la passion pour ce sport. Une fois qu’on arrête, surtout à cet âge, il n’y a pas de retour possible. Je veux continuer à profiter autant que possible. J’aime le tennis. Jouer au tennis me remplit. »
Le triple vainqueur en Grand Chelem insiste : ce n’est pas juste la compétition, mais le quotidien qui le stimule : « J’aime les entraînements, j’aime les grands tournois, j’aime les grands matchs. C’est ça qui maintient la flamme allumée. »
🎙️🇨🇭 Stan Wawrinka (40 ans) après sa défaite au premier tour du Masters 1000 de Monte-Carlo :
🗣️ « Ce qui me pousse à continuer, c’est la passion du sport. Quand vous arrêtez, il n’y a pas de retour, surtout quand vous vieillissez. Je veux en profiter autant que possible.… pic.twitter.com/XDInVStKMi
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) April 7, 2025
Une défaite frustrante, mais pas décourageante
Face à Tabilo, Wawrinka a montré qu’il avait encore du répondant, prenant la première manche avant de s’incliner en trois sets (1-6, 7-5, 7-5) : « C’est une défaite frustrante. Le niveau est là, mais il me manque encore quelques éléments pour finir ces matchs. Cela dit, j’ai aimé l’ambiance, j’ai aimé me battre. J’aime toujours revenir sur terre battue. »
Son regard se tourne déjà vers Roland-Garros, tournoi qu’il a remporté en 2015 : « Roland, c’est spécial. Pas seulement parce que je l’ai gagné, mais parce que c’est le Grand Chelem que je regardais quand j’étais petit. »
Le corps suit encore, la frustration aussi
À 40 ans, Stan admet que chaque jour est un petit défi physique. Mais rien d’insurmontable : « Globalement, je n’ai aucun problème à me lever le matin. On fait tout pour que je sois en forme. Mais oui, la frustration est plus forte qu’avant. On sait que les occasions deviennent plus rares. »
Il continue pourtant de viser les meilleurs, dans les plus grands tournois : « Je veux être dans les plus grands événements et jouer contre les meilleurs. C’est tout. Aujourd’hui encore, ce sont des petits détails qui ont fait la différence. Peut-être un peu trop de relâchement, pas assez d’agressivité dans certains moments. »
Et après ?
Une question légère lui a été posée : perdra-t-il un jour le toucher de son revers, comme Richard Gasquet le prétend pour lui-même : « Je ne me suis jamais demandé ce que je ferai trois ans après ma carrière. Je suppose qu’avec le temps, on joue moins bien. Dans la vie, on peut tout perdre. »