À quelques jours du début de Roland-Garros, Aryna Sabalenka s’est présentée en conférence de presse avec un double message : elle se sent enfin à 100 % physiquement, mais elle n’a également aucune intention de reculer dans le conflit opposant les joueurs aux Grands Chelems.
La n°1 mondiale, déjà très offensive à Rome sur la question de la redistribution des revenus, a une nouvelle fois pris position ce vendredi à Paris, assumant pleinement son rôle de porte-parole du mouvement des joueurs.
🚨😳 Aryna Sabalenka MENACE les Grands Chelems au sujet du prize-money :
🗣️ « Le spectacle, c’est nous. Sans nous, il n’y a pas de tournoi. Nous méritons un pourcentage plus élevé. Je pense qu’à un moment donné, on va BOYCOTTER si c’est la seule manière de défendre nos droits. » pic.twitter.com/FfeGOSRk1L
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) May 5, 2026
« Ce n’est pas pour moi, c’est pour les joueurs qui souffrent »
Depuis plusieurs semaines, une partie des meilleurs joueurs du monde réclame une redistribution plus importante des revenus des Grands Chelems, estimant que la part reversée aux joueurs reste largement insuffisante par rapport aux autres grands sports professionnels.
Interrogée sur la réduction volontaire des obligations médias mise en place par certains joueurs à Roland-Garros, Sabalenka a tenu à rappeler le fond du problème : « Tout ça, ce n’est pas à propos de moi. C’est à propos des joueurs moins bien classés qui souffrent. »
La Biélorusse estime que sa position de n°1 mondiale lui donne aussi une responsabilité particulière : « En tant que n°1 mondiale, je sens que je dois me lever et me battre pour ces joueurs-là, pour ceux qui reviennent de blessure, pour la nouvelle génération. »
Un discours dans la continuité de ses prises de parole déjà remarquées au Masters 1000 de Rome, où elle avait évoqué publiquement l’idée d’un boycott des Grands Chelems.
Et justement, lorsqu’elle a été relancée sur cette éventualité à Paris, Sabalenka n’a absolument pas reculé : « Je maintiens mes paroles. »
La n°1 mondiale assure toutefois vouloir continuer à gérer cette situation avec respect, notamment envers les médias : « Nous voulions faire ça de manière respectueuse dès le départ. Vous savez à quel point nous vous respectons et nous vous apprécions. Ce n’est pas contre vous. »
Le message reste néanmoins très clair : les joueurs considèrent désormais que le dialogue avec les Grands Chelems n’avance pas suffisamment.
Enfin à 100 % physiquement
Sur le plan sportif, Aryna Sabalenka a également rassuré concernant son état physique après un début de saison sur terre battue compliqué : « J’ai eu des difficultés physiquement au début de la tournée sur terre battue, honnêtement. »
Mais la Biélorusse assure désormais avoir totalement récupéré : « On a fait un gros travail de récupération. On s’est concentrés là-dessus pour être sûrs que tout soit guéri. Aujourd’hui, je me sens à 100 %. »
Une excellente nouvelle pour celle qui visera à Paris un premier titre à Roland-Garros.
« Mes émotions détruisaient mon jeu »
Au cours de cette conférence de presse, Sabalenka est également revenue sur l’évolution mentale qui lui a permis de devenir l’une des joueuses les plus dominantes du circuit.
Longtemps très expressive sur le court, la Biélorusse explique avoir énormément travaillé sur sa gestion émotionnelle : « Mes émotions détruisaient mon jeu. Mon niveau chutait énormément quand je sur-réagissais à tout. »
Elle a également compris que ses réactions donnaient parfois de la confiance à ses adversaires : « Mes adversaires voyaient ce qu’il se passait dans ma tête et elles jouaient mieux. »
Un travail psychologique qui a complètement changé sa carrière selon elle : « Ça m’a énormément aidée à passer un cap. »
« Nous sommes toutes là pour une seule raison »
Même avec peu de matchs sur terre battue cette saison, Sabalenka n’avance pas cachée avant Roland-Garros.
« Nous sommes toutes ici pour une seule raison », a-t-elle lâché avec le sourire. Comprendre : le trophée.
La Biélorusse estime que son expérience sur la surface et sa forme actuelle suffisent pour nourrir de grandes ambitions : « Je sais comment jouer sur terre battue. Le plus important, c’est d’être prête physiquement et mentalement à se battre. »
Et le message final est limpide : « Je suis prête à me battre. »